Les prud'hommes convoquent l'ex-employeur de 5 CNE

Par Par D.H. avec AFP, le 07 août 2006 à 18h12 , mis à jour le 07 août 2006 à 18h20

Le conseil des prud'hommes de Lunéville, qui statuait sur une requête déposée par cinq titulaires d'un CNE licenciés, a ordonné lundi la comparution personnelle de cet employeur le 18 septembre.

Justice Picto Vignette bleue © INTERNE

Il est convoqué le 18 septembre prochain. Le conseil des prud'hommes de Lunéville a ordonné lundi la comparution personnelle d'un chef d'entreprise poursuivis par cinq de ses ex employés titulaires de CNE. La justice lui a en outre demandé de fournir, d'ici au 17 août, des documents relatifs aux accusations des cinq anciens salariés.

Ces derniers poursuivent leur ancien employeur pour "rupture de contrat sans motif et travail dissimulé". Ces cinq salariés qui travaillaient dans un bazar de la région de Lunéville, en Meurthe-et-Moselle, avaient été licenciés après avoir demandé le paiement de leurs heures supplémentaires de travail. Ils reprochent à leur employeur d'avoir rémunéré certaines de leurs heures supplémentaires sous forme de frais de déplacement pour des formations professionnelles.

Espoir de la CFDT contre le CNE

La gérante d'un second magasin, où auraient été effectuées les formations, devra également être entendue le 18 septembre. Le conseil des prud'hommes de Lunéville a reporté à une date non précisée son jugement sur le fond.

"Si les juges disent que les ruptures de contrat ne sont pas motivées et donc qu'elles sont abusives, plus aucun employeur ne pourra rompre un CNE sans prendre un risque", a espéré Régis Abdoul-Lorite, de la CFDT. Le CNE, prévu pour les seules entreprises de 20 salariés et moins, peut être rompu par l'employeur sans justification pendant les deux premières années.

Par Par D.H. avec AFP le 07 août 2006 à 18:12
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1 Commentaires

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  • Vastre, le 07/08/2006 à 18h36

    Dans cette affaire, on mélange beaucoup de choses : le caractère, discrétionnaire pour l'employeur, de la possibilté de licencier sans justification; la triche éventuelle sur le paiement d'heures supplémentaires par des remboursements de frais de déplacement, ce qui ne semble pas conforme à la loi. Le juge va trier la soupe et donner un verdict qui ne saura pas tenir lieu de jurisprudence, contrairement à ce que pensent les esprits simples. La phrase suivante, prononcée par le journaliste de TF1, verrouille les débats au tribunal : "Le CNE, prévu pour les seules entreprises de 20 salariés et moins, peut être rompu par l'employeur sans justification pendant les deux premières années". Il n'y a rien à plaider après le licenciement sans justification !

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