En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES

Le retour des faucheurs volontaires


le 19 août 2006 à 18h25
Temps de lecture
3min
TF1/LCI : Les "Faucheurs volontaires" en pleine action dans un champ de maïs du Gers

Les "Faucheurs volontaires" en pleine action dans un champ de maïs du Gers / Crédits : DR

A lire aussi
EconomieJosé Bové en tête, 250 militants anti-OGM ont fauché samedi une parcelle de 2,5 hectares de maïs transgénique dans le Gers. Sous le regard attentif des gendarmes, qui n'ont procédé à aucune arrestation.

Environ 250 personnes parmi lesquelles José Bové et des élus, selon les organisateurs, 200 selon les gendarmes, ont procédé samedi au fauchage d'une parcelle de 2,5 hectares de maïs transgénique commercial à Miradoux, dans le Gers. Surveillés par un hélicoptère et en présence d'une vingtaine de gendarmes, qui les ont observé durant toute l'opération, les participants ont fauché pendant environ une heure le maïs pour dénoncer "la position de l'Etat face aux lobbies semenciers et chimiques", José Bové ajoutant que "les parcelles ensemencées en OGM ne sont pas toutes répertoriées et connues".

"Par cette action, nous voulons dénoncer le fait que les 'transgéniculteurs' mettent des OGM n'importe où au mépris de leurs voisins, de l'environnement et des consommateurs", a déclaré l'ancien porte-parole de la Confédération paysanne, précisant que cette parcelle était "au départ" inconnue.

"Nous nous battrons jusqu'à ce qu'il y ait un référendum"

Derrière une banderole "Faucheurs volontaires d'OGM", les participants, dont un grand nombre portait le t-shirt "faucheur volontaire d'OGM", scandaient dans la campagne gersoise "OGM non, non et non" en fauchant le maïs destiné à la vente. Une fois l'opération terminée, les manifestants, venus du Sud-Ouest, de Rhône-Alpes et de Normandie, ont quitté le champ en cortège vers 17 heures et rejoint leur véhicule. Les gendarmes n'ont procédé à aucune interpellation.

"Ce ne sont pas les poursuites devant les tribunaux ni les risques d'emprisonnement qui vont nous faire cesser le combat, nous nous battrons jusqu'à ce qu'il y ait un référendum et que les Français puissent dire si oui ou non ils acceptent les OGM dans les champs et dans les assiettes", a lancé José Bové. Interrogé sur son cas personnel, le leader syndicaliste a déclaré : "si je dois retourner en prison pour avoir fait cette action, c'est avec satisfaction que j'y retournerai, satisfaction du travail accompli pour l'agriculture et les générations futures".

Le 30 juillet, quelque 200 militants de la Confédération paysanne, emmenés par José Bové, avaient détruit un champ de "maïs commercial OGM" sur la commune de Saint-Hilaire, en Haute-Garonne. En outre, cinq personnes avaient été placées en garde à vue la nuit suivante après la destruction d'une parcelle de maïs OGM à Daux en Haute-Garonne. "Il y a deux semaines à Saint-Hilaire, nous avions prévenu qu'il y aurait d'autres actions et il n'y en aura d'autres", a-t-il rappelé aux côtés de Jean-Baptiste Libouban, fondateur du mouvement des Faucheurs volontaires.

Photo d'ouverture : Les "Faucheurs volontaires" en pleine action dans un champ de maïs du Gers - DR

Commenter cet article

  • Xavier : Pourquoi commercialiser un mais OGM qui est dangereux pour la santé. Toutes les études le prouvent, problèmes sur les reins en général. (car mal evacués) ca tue les souris en laboratoire mais ce n'est pas grave on commercialise quand même. Je ne comprend pas pourquoi ces agriculteurs acceptent une chose pareil. C'est vraiment n'importe quoi. Il faudrait que l'état prennent ses responsabilitées et lance un referendum anti-OGM !!!! Bref, vive le capitalisme des américains car la plupart des mais OGM viennent de ce pays. C'est à en dégouter plus d'uns.

    Le 20/08/2006 à 10h39
  • Lo-Ran : Pourquoi laisse-t-on des gens détruire le travail d'autrui sous prétexte d'une quelconque action gauchiste ? Si je me permets de faire la même chose tout seul, que va-t-il m'arriver ? L'agriculteur n'est pas toujours remboursé, et imaginer son dégout quand il s'aperçoit que le travail d'1 année est détruit !

    Le 20/08/2006 à 09h15
      Nous suivre :
      Un singe sauve un autre singe

      Un singe sauve un autre singe

      logAudience