Seb c'est Tefal, Rowenta, Moulinex ou Krups. Ce sera bientôt aussi Supor. La marque d'autocuiseurs chinois est quasi-inconnue du consommateur européen mais son acquisition prochaine par le numéro un mondial du petit électroménager signe le développement de Seb en Chine, alors que le groupe est confronté à une stagnation de ses ventes en France. Le groupe français, dont les ventes ont en effet reculé en 2005 de 5,3% en France et de 2,6% dans les autres pays de l'UE, l'a confirmé mercredi matin.
Au terme d'une opération d'achat de titres existants ou nouvellement émis, Seb espère acquérir à terme entre 51% et 59% du capital de Supor pour 240 millions d'euros. La cotation de Seb a été suspendue mardi en Bourse de Paris à la demande de la société et dans l'attente d'un communiqué.
Malaise
Seb, qui emploie plus de 7.000 personnes en France, y a récemment annoncé la suppression de 890 emplois et la fermeture de trois sites, en mettant en avant ses difficultés face à la concurrence chinoise. D'où la réaction de la CGT du groupe qui estime que ce rachat va permettre à Seb de "voler le travail" des salariés français. "C'est la stratégie du groupe qui continue et Seb va sans doute bientôt lancer de nouveaux plans de restructurations", a prédit mercredi le syndicat.
(Image : une "Cocotte minute" de la gamme de Seb)








