Les trains circulent à nouveau entre Nîmes et Montpellier depuis vendredi en fin d'après-midi, mais à vitesse réduite. Jeudi un train qui avait percuté deux ânes avait déraillé. La seconde voie de la ligne reliant les deux villes a été remise en service, après des travaux.
La circulation se fera "à 40 km/h jusqu'à la mi-journée samedi, où l'on espère pouvoir repasser à une vitesse de 100 km/h permettant un trafic quasi normal", a indiqué la direction régionale Languedoc-Roussillon.
Restrictions de vitesse
En attendant la réalisation de travaux de consolidation, les trains sont susceptibles de perdre quelques minutes encore pendant quelques jours, en raison des restrictions de vitesse sur le tronçon qui vient d'être réparé. Vendredi, le trafic était normal pour les TGV et les Corail, le service TER n'étant, lui, assuré qu'à 70%. Des bus de substitution ont été mis en place. Le trafic devait revenir progressivement à la normale à la fin de journée.
Deux ânes errants sur des voies ferrées près de Vestric dans le Gard ont fait dérailler jeudi au petit matin un train express régional, sans faire de blessé. L'accident a provoqué l'interruption du trafic ferroviaire pour 24 heures sur cet axe important reliant le sud-est au sud-ouest de la France.
Acte de malveillance ?
Le service juridique de la SNCF s'emploiera la semaine prochaine à chiffrer les dommages causés par cet accident, selon la même source. La SNCF a annoncé avoir porté plainte, comme elle le fait toujours dans ce genre d'incident. le propriétaire des ânes a été identifié.
Des "traces de dégradation" ont été découvertes sur le grillage de l'enclos où se trouvaient les bêtes, faisant de l'acte de malveillance la piste d'enquête privilégiée, selon le parquet de Nîmes. Si l'auteur de ces dégradations nocturnes, ayant entraîné la fuite des ânes et l'accident du TER, est interpellé, il sera responsable civilement des dégâts occasionnés. Si on ne le retrouve pas, c'est le propriétaire de l'enclos et des animaux qui sera poursuivi, selon le parquet, qui a précisé que l'homme avait "assuré ses animaux en bonne et due forme" et était donc couvert pour les réparations financières que va demander la SNCF.
D'après AFP
(Image LCI-TF1 : à Vestric)








