Après avoir bien démarré, le soufflé est rapidement retombé sur les soldes d'été. "Les huit premiers jours de soldes ont été satisfaisants mais la météo exceptionnelle n'a pas été propice à la consommation", relève la secrétaire générale de la Fédération nationale de l'habillement (FNH) qui représente les commerces d'habillement indépendants". C'est un cru un petit peu moins bon qu'en 2005", précise-t-elle.
Les chaînes de magasin (Benetton, Zara, C&A, etc.) affichent un bilan plutôt positif, "avec une progression du chiffre d'affaires d'environ 3% sur l'ensemble du réseau" par rapport à 2005, affirme Lucien Odier, président du Conseil national des succursalistes de l'habillement (CNSH). Phénomène très caractéristique cette année, selon M. Odier, le consommateur "achète intelligent, en fonction de ses besoins" et non pas sur un coup de tête.
Canicule oblige
Paris a bénéficié de l'afflux touristique mais la province n'a pas été en reste, avec cependant "des amplitudes moins fortes" d'activité. Les commerçants entendent bien d'ailleurs exploiter davantage le filon du tourisme. Une grande campagne de communication à destination de la clientèle étrangère pour les soldes d'hiver va être lancée, a indiqué le secrétaire général de l'Union du grand commerce de centre ville (UCV), qui regroupe des enseignes comme Galeries Lafayette, Le Printemps, Bon Marché ou Monoprix.. "Il s'agit de rendre les soldes parisiens aussi attractifs que ceux de Londres"
Canicule oblige
A deux jours de l'achèvement des soldes, les petits commerçants fondent encore leurs espoirs sur des achats de dernière minute. Il s'agit désormais de séduire les clients avec la collection d'habillement automne-hiver. Mais le bilan est globalement maigre. Canicule oblige, les petites pièces (maillots de bain, T-shirt, débardeurs) ont eu la vedette avec des ventes grimpant de 20, 30, voire 50%, au détriment des grosses pièces (parkas légères, pulls d'été). Au grand dam des commerçants, dont les marges sont plus importantes sur ces dernières.
Les indépendants ont été confrontés à la forte concurrence des chaînes et grandes enseignes qui ont affiché d'emblée des remises de 50 à 70%. "Avec de tels rabais, les indépendants vendent à perte", déplore Mme Vassy.
Image LCI-TF1
D'aprés AFP







