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Suez-GDF : comment apaiser les craintes européennes ?


le 20 août 2006 à 21h23 , mis à jour le 20 août 2006 à 21h23.
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3min
TF1/LCI Suez GDF Fusion énergie
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EconomieAlors que la Commission européenne redoute les problèmes de concurrence qui pourraient résulter de la fusion entre Gaz de France et Suez, les deux groupes envisagent des cessions d'actifs. Ils ont dix jours pour proposer leurs solutions ; la Commission s'est donnée jusqu'au 25 octobre pour donner ou non son aval.

Suez et Gaz de France envisagent plusieurs cessions d'actifs, en France et en Belgique, pour apaiser les craintes de la Commission européenne qui redoute que le projet de fusion n'aboutisse à une situation de quasi-monopole sur ces deux marchés. "En Belgique, une cession de SPE (Société de production électrique, filiale à 25% de GDF, ndlr) est envisageable et, en France, une mise aux enchères, auprès des concurrents, des volumes de gaz détenus par Suez", a affirmé dimanche une source proche du dossier.

La Commission, qui a notifié vendredi soir aux deux parties une lettre de griefs longue de près de 200 pages, s'est inquiétée des problèmes de concurrence générés par la future entité, notamment sur le marché du gaz français et sur celui du gaz et de l'électricité belge. Elle leur laisse dix jours pour proposer des remèdes et s'est donnée jusqu'au 25 octobre pour donner ou non son aval à la fusion. Interrogé dimanche sur ces éventuels remèdes, Gaz de France a jugé qu'il était "bien trop tôt pour parler de ça" et qu'il souhaitait d'abord étudier le document, tandis que Suez s'est refusé à tout commentaire.

Les points qui posent problème

La SPE, deuxième groupe électricien belge, est détenue à 25% par Gaz de France. Le projet de fusion entre Suez et GDF la ferait passer sous le même toit que le numéro un belge, Electrabel (filiale de Suez), et concentrerait 90% du marché gazier belge dans les mains d'un seul groupe, selon les autorités belges. Ces dernières, qui ne sont pas opposées au principe d'une fusion entre GDF et Suez, avaient néanmoins réclamé dès mars d'importantes cessions d'actifs sur leur marché. GDF s'était allié au distributeur d'énergie britannique Centrica en septembre 2005 pour acquérir, au sein d'une société commune, 51% de SPE, soit un investissement de 247 millions d'euros pour GDF.

Concernant le marché français, Suez pourrait mettre une partie de son volume de gaz à la disposition de ses concurrentes. Certes, sa part de marché en France n'est que de 3,5%, par le biais de Distrigaz, premier distributeur gazier belge, mais elle a effectué une percée en 2005 auprès des entreprises, devenant un des principaux concurrents de l'ancien monopole GDF qui, lui, se taille toujours la part du lion.

Photo d'ouverture : archives

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