© INTERNELa croissance française a décollé au deuxième trimestre, enregistrant une forte hausse de 1,1% à 1,2% selon l'Insee, ce qui garantit à la France une croissance d'au moins 1,8% sur l'ensemble de l'année 2006. Ces chiffres sont susceptibles d'être révisés.
"Les chiffres que publie l'Insee ce matin sont tout à fait exceptionnels", a commenté le ministre de l'Economie et des Finances Thierry Breton sur France Inter. Au vu de ces chiffres, la croissance 2006 a de bonnes chances de s'établir dans la fourchette de 2 à 2,5% prévue par le gouvernement. "Je pense que nous devons faire mieux", a estimé Thierry Breton tout en refusant de relever cet objectif.
Inflation contenue
Cette croissance trimestrielle représente "du jamais vu depuis 20 ans", a assuré M. Breton, en précisant qu'à l'issue du premier semestre, la croissance était sur un rythme annuel de 3%. Selon Nicolas Bouzou, économiste de la société d'études Alterès, "il faut remonter au quatrième trimestre 2000 pour retrouver une si bonne performance" sur trois mois. "Vu l'élan pris par la croissance depuis ce printemps, il est difficile d'envisager une moyenne annuelle inférieure à 2,3%", ajoute-t-il.
Autre bonne nouvelle pour le gouvernement, l'inflation est restée très sage en juillet malgré des prix du pétrole en hausse continue. Les prix à la consommation en France ont reculé de 0,2% en juillet par rapport à juin, affichant, comme en juin, une augmentation de 1,9% sur un an, selon l'Insee. Hors tabac, l'indice de juillet diminue de 0,2% et son glissement annuel de 2,0% est stable par rapport au mois de juin.
Par ailleurs, le ministre de l'Economie a assuré que "plus de 200.000 emplois" allaient être créés en 2006, dont 80% dans le secteur privé. Thierry Breton a indiqué qu'il parlait "d'emplois pérennes et durables". Il a indiqué que sur ce nombre, le "traitement social du chômage" ne représenterait "que 30.000 emplois".
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