TF1-LCI © TF1-LCILa présence d'une micro-algue inconnue dans le bassin d'Arcachon est "l'hypothèse la plus probable" pour expliquer la nature inhabituelle des toxines contenues dans les huîtres du bassin, a indiqué samedi le directeur général de la Santé, Didier Houssin.
Les souris utilisées pour tester la toxicité des huîtres meurent sans que l'on ait trouvé "les toxines que l'on a l'habitude de rencontrer" en pareil cas, a expliqué Didier Houssin, interrogé par l'AFP. Les huîtres, qui aspirent l'eau en permanence, agissent en effet comme des "super-filtres" dans leur environnement. Le test in vivo sur les souris est "un peu grossier mais il permet de discerner le toxique du non toxique", a ajouté Didier Houssin. Des travaux sont en cours pour tenter d'identifier la molécule incriminée.
Constitution de partie civile
Vendredi, les ministères de la Santé et de l'Agriculture et de la Pêche ont annoncé que l'enquête sanitaire sur le décès de deux personnes ayant consommé des huîtres à Arcachon a établi que l'un d'eux serait dû à une cause "indépendante" de la consommation des mollusques. Pour la deuxième personne, "les investigations sont toujours en cours".
Ces résultats ont salués samedi matin sur LCI par Marc Druart, président des ostréiculteurs, qui n'a jamais eu de doutes sur le fait qu'il n'y ait aucun lien entre les huîtres et les deux décès. Il s'est dit "persuadé que le second décès" serait aussi lié à une autre cause que la consommation d'huîtres. Pour lui, l'important est que les doutes soient levés pour le consommateurs puis l'interdiction. Il affirme d'ailleurs que les derniers résultats réalisés sur les huîtres étaient meilleurs que les précédents. Les ostréiculteurs se sont constitués partie civile afin d'avoir accès au dossier.
Suite des contrôles
L'interdiction préfectorale de commercialisation des huîtres du bassin d'Arcachon est toutefois maintenue jusqu'à normalisation des résultats des contrôles. Une enquête sanitaire avait été lancée mercredi à la suite du décès suspect à Arcachon de deux personnes âgées de 77 et 61 ans ayant consommé récemment des huîtres.
Le ministre de l'Agriculture, Dominique Bussereau, a annoncé vendredi qu'il avait décidé d'envoyer un expert dès lundi à Arcachon pour faire le point sur les aspects économiques, sociaux et environnementaux de la crise qui frappe actuellement les conchyliculteurs de la région. Il a également confirmé dans un entretien à paraître dans le journal Sud Ouest Dimanche que "la solidarité nationale jouera" pour les ostréiculteurs du bassin d'Arcachon. Il a indiqué qu'un "dispositif d'aides les plus appropriées" était à l'étude dans ses services et que "des mesures d'urgence (sont prises) pour (éviter) que les entreprises manquent de trésorerie ou licencient".
D'après AFP
(Image TF1/LCI)
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