Après 10 jours d'interdiction, le bassin ostréicole d'Arcachon est désert. Confirmant que "l'huître est hors de cause" dans la mort d'un patient à l'hôpital d'Arcachon cette semaine, Dominique Bussereau promet, dans une interview à Sud Ouest Dimanche, une aide d'urgence "appropriée" pour éviter "que les entreprises manquent de trésorerie ou licencient".
La "solidarité nationale jouera", affirme en effet le ministre de l'Agriculture et de la pêche, qui espère "rapidement" le résultat "des investigations" en cours sur le deuxième décès et affirme que les résultats des tests biologiques sur les souris seront connus jeudi. "Les derniers tests sont favorables (...) Il y a donc une présomption que le bassin retrouve son état normal". Un expert désigné par le ministre de l'Agriculture et de la Pêche doit se rendre lundi à Arcachon pour faire le point sur les aspects économiques, sociaux et environnementaux de la crise.
"Injustice"
Des affirmations pas forcément suffisantes pour calmer le secteur qui en veut aux autorités d'avoir révélé mercredi les décès début septembre de deux personnes, âgées de 77 ans et 61 ans, ayant consommé des huîtres, avant même de connaître les résultats des tests. Ils anticipent déjà une période difficile : "après il faudra réhabiliter notre image auprès du consommateur. Je sais que c'est ce qui va être le plus dur", affirme Marc Druard, président de la section régionale conchylicole, qui parle d'"injustice".
La vente et la consommation d'huîtres sont interdites depuis le 31 août. La filière ostréicole arcachonnaise emploie quelque 1.000 personnes dans 350 entreprises. Elle subit sa troisième interdiction depuis le printemps 2005 en raison de tests sanitaires insatisfaisants.
(Image TF1/LCI)







