TF1-LCI © TF1-LCILa préfecture de la Gironde a annoncé jeudi que l'interdiction de consommation qui frappait les huîtres du bassin d'Arcachon depuis le 31 août a été "levée", suite à une série de "tests biologiques (...) favorables". "De nouveaux tests hebdomadaires seront réalisés par l'Ifremer durant les prochaines semaines", a ajouté la préfecture.
Les autorités avaient décidé le 31 août d'interdire la pêche et la vente à la consommation humaine des huîtres sur l'ensemble du bassin d'Arcachon en raison de résultats défavorables. Cette interdiction avait provoqué la colère des ostréiculteurs qui contestent depuis plusieurs mois la validité du test utilisé et effectué sur des souris.
Tests sur des souris : la polémique n'est pas close
Facteur aggravant, le 6 septembre, les ministères de la Santé et de l'Agriculture avaient annoncé le décès de deux personnes, âgées de 77 et 61 ans, ayant consommé des huîtres provenant du bassin d'Arcachon. Ces personnes sont mortes dans les heures qui ont suivi leur admission à l'hôpital, les 3 et 5 septembre. En fin de semaine, le ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau avait indiqué que "l'huître est hors de cause" dans la mort d'un de ces deux patients et a dit espérer "rapidement" le résultat "des investigations" en cours sur le deuxième cas.
Les nouveaux tests favorables permettent donc désormais une reprise des ventes et de la consommation des huîtres. Mais certains professionnels qui souhaitaient être "lavés de tout soupçon" envisageraient désormais de ne "pas ouvrir" avant d'avoir été totalement mis hors de cause dans les deux décès. De plus, la profession est aujourd'hui exsangue et la polémique sur les tests n'est pas close. L'Ifremer défend la méthodologie utilisée : "Tous les audits effectués, notamment par l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire), montrent que ce test est mis en service de manière tout à fait correcte par l'Ifremer, qui fonctionne d'ailleurs sous assurance qualité", a souligné la semaine dernière son président-directeur général Jean-Yves Perrot.
Dominique Bussereau n'en a pas moins annoncé dans le journal Sud Ouest Dimanche qu'il avait demandé à "l'Afssa et à l'Ifremer d'en mettre au point de nouveaux", afin de surveiller aussi bien "la qualité du milieu que la qualité alimentaire des coquillages". Concernant le soutien aux ostréiculteurs en difficulté après les mesures d'interdiction des huîtres, le ministre de l'Agriculture et de la pêche a également indiqué qu'un "dispositif d'aides les plus appropriées" était à l'étude dans ses services et que "des mesures d'urgence (sont prises) pour (éviter) que les entreprises manquent de trésorerie ou licencient".
Photo d'ouverture : bacs d'huîtres à Arcachon - DR
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