Fusion Suez/GDF : pas de problèmes de concurrence pour GDF

Par Par S.L, le 01 septembre 2006 à 16h10 , mis à jour le 01 septembre 2006 à 16h31

Alors que les deux groupes énergétiques avaient jusqu'à vendredi soir pour répondre aux inquiétudes européennes en matière de garantie de la concurrence, GDF contesterait les griefs de l'UE un à un. Par ailleurs, Nicolas Sarkozy commence à se désolidariser du gouvernemet sur ce dossier.

Jean-François Cirelli (d) et Gérard Mestrallet (g), PDG de GDF et de Suez en février 2006 lors de la présentation du projet de fusion de leur groupeJean-François Cirelli (d) et Gérard Mestrallet (g), PDG de GDF et de Suez en février 2006 lors de la présentation du projet de fusion de leur groupe © DR

L'été passé, le dossier GDF-Suez ne s'est pas simplifié. A moins d'une semaine du débat parlementaire, François Bayrou annonce qu'il votera contre et Nicolas Sarkozy laisse entendre qu'il ne s'est résolé à la fusion de Suez et de GDF que pour éviter une crise au sein du gouvernement.

Parallèlement, la direction de GDF a contesté vendredi l'intégralité des griefs de la Commission européenne au sujet des problèmes de concurrence, selon les administrateurs salariés CGT à l'issue d'un conseil d'administration extraordinaire. La direction a indiqué que "ces observations" étaient "confidentielles", ajoutant simplement que la réunion avait révélé une "réelle volonté de travailler".

Les groupes énergétiques avaient jusqu'à vendredi minuit pour répondre aux craintes exprimées en matière de concurrence par la Commission européenne au sujet de leur projet de fusion dans un document de près de 200 pages. Elle y pointait du doigt les sérieux problèmes de concurrence soulevés par la future entité, en France et en Belgique.

Cessions possibles

Suez et Gaz de France auront ensuite jusqu'au 6 septembre pour soumettre à la commissaire à la Concurrence Neelie Kroes une liste de "remèdes", tels des cessions, afin de maintenir la concurrence sur le marché européen de l'énergie. Dominique de Villepin a rappelé vendredi que la Commission avait fait "un certain nombre de commentaires et de remarques" et qu'en conséquence, le dossier pourrait évoluer si Bruxelles estime que tel ou tel élément "n'est pas compatible" avec les réglementations européennes.

Les deux groupes ont déjà indiqué qu'ils envisagaient plusieurs cessions d'actifs, en France et en Belgique, pour apaiser les craintes de la Commission. Le projet de fusion Suez-GDF, qui avait été présenté par Paris en février comme le moyen de contrer une éventuelle OPA du groupe italien Enel sur Suez, vise, selon ses promoteurs, à créer le premier groupe gazier européen et le cinquième producteur d'électricité du continent.

Par Par S.L le 01 septembre 2006 à 16:10
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