© INTERNELes chômeurs vont avoir le choix entre 17 opérateurs privés. Le bureau de l'Unedic a approuvé vendredi une liste de sociétés sélectionnées après appel d'offres européen, pour suivre et placer près de 100.000 demandeurs d'emploi en deux ans.
L'Unedic avait décidé le 5 juillet, malgré l'opposition de la CGT et FO, d'étendre les expérimentations de suivi de chômeurs, volontaires et en majorité éloignés de l'emploi, par des cabinets privés, lancées en février 2005. L'objectif est de confier à ces opérateurs 46.000 chômeurs par an en deux ans.
"Ca dynamise l'ANPE"
Le ministre délégué à l'Emploi s'est félicité vendredi de cette décision. "Il ne s'agit pas d'une concurrence pour la concurrence", a déclaré Gérard Larcher. "Cela a toujours existé même si légalement ce n'était pas reconnu", a affirmé le ministre, dans une allusion au rôle des agences d'intérim et autres officines de recrutement. Les agences de travail intérimaire sont autorisées seulement depuis 2005 à se lancer dans le placement de demandeurs d'emploi en CDI. "En tout cas, je constate une chose, c'est que tout cela dynamise l'ANPE", a-t-il relevé.
L'ANPE a annoncé en effet jeudi l'expérimentation dans quatre régions d'un dispositif d'accompagnement "encore plus renforcé" pour 40.000 chômeurs. Cinq cents conseillers vont être affectés à cette mission, qui n'auront chacun que 60 demandeurs d'emploi à suivre, au lieu de 120 à 130 d'habitude. L'ANPE prend en charge environ trois millions de personnes par an. La loi de cohésion sociale de janvier 2005 a mis fin au monopole de l'ANPE. "J'assume totalement", a dit Gérard Larcher.
Combien ça coûte ? |
Le coût moyen du suivi du demandeur d'emploi durant six mois est de 3.600 euros, de 5.300 pour un accompagnement intensif de trois mois, 4.500 pour un cadre senior et 3.100 pour un créateur d'entreprise. Le coût total est évalué par l'Unedic à 168 millions d'euros.
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