Défilé de bons petits plats du futur au Sial

le 22 octobre 2006 à 22h01 , mis à jour le 24 octobre 2006 à 10h09

Plus de 450 innovations culinaires sont présentées au salon qui a ouvert ses portes dimanche à Villepinte.

TF1-LCI : Le salon du Sial le 22 octobre 2006Le salon du Sial le 22 octobre 2006 © TF1-LCI

Sandwich poulet-manioc-citron vert dans un tube en plastique, mini-bouchées de soja au coco, tatin de foie gras caramélisé aux pommes ... Le 21e Salon international de l'alimentation (Sial), qui a été inauguré dimanche par le ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau à Villepinte (ouvert jusqu'à jeudi), fait la part belle à la mondialisation et à l'innovation. En tout, plus de 450 innovations culinaires sont présentées.

"La mondialisation gagne l'alimentation. Nous allons dépasser les 4.000 exposants étrangers, soit une progression de 5% par rapport à la dernière édition de 2004, sur un total de 5.300", déclare Cécile Bassot, la commissaire générale de ce salon professionnel. Preuve la plus éclatante de cette mondialisation : les 140.000 visiteurs attendus, dont plus de la moitié d'étrangers, pourront constater l'important effort consacré par la Chine à la promotion de ses produits agricoles et agroalimentaires, après avoir inondé le monde avec son textile et ses jouets.

"La Chine ne veut pas se contenter d'être l'atelier du monde mais veut prendre une partie du marché de l'industrie alimentaire", souligne Jean-René Buisson, le président de l'Ania (Association nationale des industries alimentaires). Le salon accueille 380 exposants chinois, soit une progression de 70% par rapport à 2004, qui proposent aux importateurs des fruits (pommes, ananas), des champignons, du miel, des concentrés de tomate et même de la lavande. En nombre d'exposants, la Chine bondit du 10e au 5e rang, derrière la France, l'Italie, l'Espagne et la Belgique et devant les Pays-Bas et l'Allemagne.

Innovation, bio et commerce équitable

Des pays plus exotiques sont présents pour la première fois comme le Cameroun, le Malawi, le Nigeria, le Paraguay, la Papouasie-Nouvelle Guinée et le Soudan. Le salon, qui s'étend sur 200.000 m2, met cette année en valeur, en plus des secteurs traditionnels (produits laitiers et oeufs, volailles, produits traiteurs, conserves, surgelés, produits biologiques, épicerie, charcuterie, produits diététiques), la nutrition et les vins avec une opération "Best Buy" (Meilleur achat) présentant 33 vins de 10 pays à moins de 4 euros la bouteille (prix au départ de la cave). L'espace Tendances et Innovation, qui fête ses 10 ans, présente les produits que mangeront dans quelques années les consommateurs, qui prennent de moins en moins leurs repas à table mais de façon nomade (en marchant, dans le train, dans l'avion).

"Le végétal, perçu comme naturel et fonctionnel, et les produits présentant des promesses de santé, contre la lutte contre le cholestérol, parfois proches de l'univers du médicament, sont les vedettes de cet espace", souligne Xavier Terlet, président du cabinet XTC, spécialisé dans les innovations alimentaires. Le Sial fait aussi une place pour la première fois au commerce équitable avec la présence notamment de Max Havelaar, Alter Eco, Ethiquable et Méo. Enfin, comme à chaque édition, près de 50 tonnes de produits récoltés par les banques alimentaires seront remis au profit d'associations caritatives à la fin du salon. Trois autres Sial sont organisés dans le monde : à Shanghaï (Chine) tous les ans, Buenos Aires et Montréal tous les deux ans.

le 22 octobre 2006 à 22:01
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1 Commentaires

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  • Seb, le 23/10/2006 à 21h17

    Je suis toujours admiratif de nos industriels de la bouffe qui ont toujours l'art de nous faire avaler tout et n'importe quoi: "Avant, vous mangiez de la merde, maintenant vous savourez !!!", Non sans rire, je préfère 1000 fois la soupe, la purée, le jus d'oranges," fait maison" (ou par maman ou mamie c'est selon), que nos inénarrables plats préparés aux goûts étranges et de faible valeurs nutritives et gustatives... sans compter les différentes allergies alimentaires qui peuvent accompagner une alimentation trop riche en conservateurs de toutes sortes. Le problème dans tout ça c'est le prix de la bonne bouffe: un bon steak vaut en moyenne 3?, or pour une famille de 5 personnes, c'est 15 ? qui passent à la trappe, sans faire de folies, et encore sans un bon fromage ni dessert, et je ne vous parle pas du vin accompagnant. Bref si vous manger bien pour moins de 5 euros par personne et par repas, c'est que vous vous ravitailler chez l'agriculteur, ou le pêcheur du coin, votre cave est la continuité de celle de votre vigneron, que votre épouse (ou votre époux)travaille à mi-temps et sait faire de merveilleux gâteaux, que vous habitez en campagne, et travaillez à domicile.

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