Rencontre tendue en vue au ministère

le 30 juillet 2009 à 11h00 , mis à jour le 30 juillet 2009 à 11h03

Les ostréiculteurs du Bassin d'Arcachon participent à une réunion au ministère de l'Agriculture, alors que la consommation des huîtres a été interdite à quatre reprises depuis mai.

LCI/TF1 Les ostréiculteurs d'Arcachon en colère vident leur récolte sur le portLes ostréiculteurs d'Arcachon en colère vident leur récolte sur le port © TF1/LCI

"Aujourd'hui, on a une lisibilité à huit jours. Ce n'est pas possible de continuer comme ça". Au lendemain de la levée de la quatrième interdiction de consommer et de vendre les huîtres du Bassin d'Arcachon depuis mai, Olivier Laban, président démissionnaire de la Section régionale de la conchyliculture Arcachon Aquitaine (SRCAA), participe ce jeudi à une réunion au ministère de l'Agriculture. La rencontre se déroulera en présence notamment du service "hygiène et mesures de contrôle" de la Commission européenne. Et pour Olivier Laban, aujourd'hui, il est nécessaire de "pouvoir rentrer en disant que nous pouvons continuer avec des conditions différentes".

La colère est de plus en plus vive chez les ostréiculteurs, confrontés à ces interdictions à répétition ; à tel point que certains avaient décidé de passer outre la dernière en date, et continué à vendre en direct leur production, ce qui leur a valu une convocation au commissariat ou à la gendarmerie.

Le ministre s'engage en faveur d'un test alternatif

Depuis lors, à la suite de deux tests sanitaires favorables, la mesure décrétée le 22 juillet a été levée mais le fond du problème reste inchangé pour les professionnels du secteur. Concernant les moules du Bassin d'Arcachon, également interdites le 22 juillet, "une deuxième série de tests devra être réalisée afin de permettre la levée totale de l'interdiction", selon la préfecture de la Gironde.

La surveillance des coquillages du bassin d'Arcachon repose sur des tests définis par la réglementation européenne pour garantir un niveau optimal de sécurité du consommateur. La méthode de référence, dite "test souris", la seule autorisée au niveau européen, est contestée par les ostréiculteurs. Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Bruno Le Maire avait rappelé la semaine dernière "sa détermination pour mettre en place un test alternatif, capable d'apporter davantage de précisions sur les causes de toxicité des coquillages et sur leurs conséquences sur la santé".

D'après agence

le 30 juillet 2009 à 11:00
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