Chérèque: ce 1er mai est "pris en otage par la politique"
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Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a admis mardi que la fête des travailleurs était cette année prise en otage par la politique alors que cette journée doit rester l'expression des revendications des salariés. ,Interrogé sur RTL sur le fait de savoir si ce 1er mai était "pris en otage par la politique", M. Chérèque a répondu par l'affirmative, et rappelé que c'était "un peu comme ça à chaque fois entre les deux tours d'élections politiques". Cette fois-ci, a-t-il dit, Nicolas Sarkozy a voulu faire du 1er mai une fête du "vrai travail". "C'est de là que la provocation est partie", selon le leader de la CFDT. "A partir du moment où on a voulu diviser les Français, entre ceux qui avaient le +faux travail+, c'est-à-dire (...) les assistés, les fonctionnaires, et de l'autre côté ceux qui avaient le +vrai travail+, inévitablement c'était une provocation vis-à-vis des salariés qui font confiance à leur organisation syndicale et qui défilent tout simplement le 1er mai par une tradition internationale (...)", a-t-il insisté. Le 1er mai, "c'est simplement la fête des travailleurs pour exprimer les revendications des travailleurs": "on parle des chômeurs qui voudraient travailler, on parle des conditions de travail, des problèmes de pouvoir d'achat", ce sont ces problèmes que nous voulons voir aborder dans la campagne", de même que la relance de l'économie et de la menace de plans sociaux (Petroplus, Neo Securité, Carrefour, etc...), dit-il. M. Chérèque est également revenu sur les critiques adressées aux syndicats par M. Sarkozy. "Je n'ai jamais vu dans une campagne un candidat s'attaquer ainsi aux responsables syndicaux, s'attaquer aux militants syndicaux et je pense qu'il a amené une espèce de défiance en faisant croire que les syndicats étaient que ceux qui défendaient les +assistés+, les fonctionnaires", a affirmé M. Chérèque. "Qui accueille les patients dans les hôpitaux aujourd'hui? Ce sont les infirmières et les aides-soignantes. Qui est-ce qui fait la sécurité? Les policiers. (...) A force d'opposer les syndicalistes et les salariés entre eux, inévitablement on créé un climat qui sera difficile dans l'avenir", a-t-il poursuivi. La CFDT n'a donné aucune consigne de vote pour le second tour de la présidentielle, contrairement à la CGT qui a appelé à battre Nicolas Sarkozy.
Commenter cet article
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margaux1942 : Très bonne analyse !!!
Le 01/05/2012 à 13h26 -
jean06riencore : 1000 bravos !!!
Le 01/05/2012 à 11h33 -
jacquot2000 : Tres bien dis. Exactement se que je pense.
Le 01/05/2012 à 10h32 -
tazcartoon : Sarkozy ne respecte pas le monde du travail !
Le 01/05/2012 à 09h29 -
mony0815 : Mais ce sont les syndicats qui ont pris position pour un parti!!! Donc ce sont eux qui ont mêlé la politique à cette journée:!
Le 01/05/2012 à 09h27
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