En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES

Chérèque: ce 1er mai est "pris en otage par la politique"

Edité par
le 01 mai 2012 à 08h58
Temps de lecture
3min
francois chereque syndicat

François Chérèque, invité du Grand Jury, le 7 octobre 2007 / Crédits : TF1/LCI

À lire aussi
Economie
Le secrétaire général de la CFDT, François  Chérèque, a admis mardi que la fête des travailleurs était cette année prise en  otage par la politique alors que cette journée doit rester l'expression des  revendications des salariés. ,Interrogé sur RTL sur le fait de savoir si ce 1er mai était "pris en otage  par la politique", M. Chérèque a répondu par l'affirmative, et rappelé que  c'était "un peu comme ça à chaque fois entre les deux tours d'élections  politiques". Cette fois-ci, a-t-il dit, Nicolas Sarkozy a voulu faire du 1er mai une  fête du "vrai travail". "C'est de là que la provocation est partie", selon le  leader de la CFDT. "A partir du moment où on a voulu diviser les Français, entre ceux qui  avaient le +faux travail+, c'est-à-dire (...) les assistés, les fonctionnaires,  et de l'autre côté ceux qui avaient le +vrai travail+, inévitablement c'était  une provocation vis-à-vis des salariés qui font confiance à leur organisation  syndicale et qui défilent tout simplement le 1er mai par une tradition  internationale (...)", a-t-il insisté. Le 1er mai, "c'est simplement la fête des travailleurs pour exprimer les  revendications des travailleurs": "on parle des chômeurs qui voudraient  travailler, on parle des conditions de travail, des problèmes de pouvoir  d'achat", ce sont ces problèmes que nous voulons voir aborder dans la  campagne", de même que la relance de l'économie et de la menace de plans  sociaux (Petroplus, Neo Securité, Carrefour, etc...), dit-il. M. Chérèque est également revenu sur les critiques adressées aux syndicats  par M. Sarkozy. "Je n'ai jamais vu dans une campagne un candidat s'attaquer ainsi aux  responsables syndicaux, s'attaquer aux militants syndicaux et je pense qu'il a  amené une espèce de défiance en faisant croire que les syndicats étaient que  ceux qui défendaient les +assistés+, les fonctionnaires", a affirmé M. Chérèque. "Qui accueille les patients dans les hôpitaux aujourd'hui? Ce sont les  infirmières et les aides-soignantes. Qui est-ce qui fait la sécurité? Les  policiers. (...) A force d'opposer les syndicalistes et les salariés entre eux,  inévitablement on créé un climat qui sera difficile dans l'avenir", a-t-il  poursuivi. La CFDT n'a donné aucune consigne de vote pour le second tour de la  présidentielle, contrairement à la CGT qui a appelé à battre Nicolas Sarkozy.
Commenter cet article

  • margaux1942 : Très bonne analyse !!!

    Le 01/05/2012 à 13h26
  • jean06riencore : 1000 bravos !!!

    Le 01/05/2012 à 11h33
  • jacquot2000 : Tres bien dis. Exactement se que je pense.

    Le 01/05/2012 à 10h32
  • tazcartoon : Sarkozy ne respecte pas le monde du travail !

    Le 01/05/2012 à 09h29
  • mony0815 : Mais ce sont les syndicats qui ont pris position pour un parti!!! Donc ce sont eux qui ont mêlé la politique à cette journée:!

    Le 01/05/2012 à 09h27
      Nous suivre :
      Les images du groupe d'Indiens qui émerge de la forêt amazonienne pour la première fois

      Les images du groupe d'Indiens qui émerge de la forêt amazonienne pour la première fois

      logAudience