© DRDans sa note de conjoncture publiée jeudi, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) prévoit une croissance de 0,6% au troisième trimestre, puis de 0,5% au quatrième. Pour l'ensemble de l'année, sa prévision de croissance atteint désormais 2,3% au lieu des 2% initialement prévu. Le gouvernement avait lui tablé sur une fourchette de 2 à 2,5%.
Pour Eric Dubois, nouveau chef du département conjoncture de l'Insee, c'est "une croissance robuste mais pas flamboyante". C'est l'envolée "surprise" de la croissance au deuxième trimestre, avec une hausse de 1,2%, qui a conduit l'Insee à relever sa prévision. Avec "un peu de retard", l'industrie française a profité à plein au printemps de la reprise du commerce international et de l'arrêt de l'appréciation de l'euro depuis la mi-2005, note l'Insee.
Cap sur 8,6% de taux de chômage fin 2006
Mais ce phénomène reste toutefois "largement temporaire et non reconductible" car le commerce mondial devrait perdre de l'allant fin 2006, du fait notamment d'un ralentissement de l'économie américaine, a observé Eric Dubois. Dynamiques en début d'année, les exportations devraient donc marquer le pas, avec une progression "d'à peine 1%" prévue au troisième trimestre.
Le principal moteur de la croissance française demeure la consommation des ménages, portée par une embellie du pouvoir d'achat, attendu en hausse de 2,3% en 2006 contre seulement 1,3% l'an dernier, et une réduction du taux d'épargne. Cette embellie conjoncturelle devrait se traduire par une accélération des créations d'emplois, dont le nombre doublerait quasiment en 2006 pour atteindre 279.000. D'où une nouvelle baisse du taux chômage, désormais espéré à 8,6% en décembre 2006, contre 9% prévu en juin.
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