TF1-LCI © TF1-LCILe projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2007, approuvé mercredi en Conseil des ministres, prévoit un déficit de 8 milliards d'euros, soit une baisse de 2 milliards par rapport à 2006, selon le compte-rendu du Conseil.
Le ministre de la Santé Xavier Bertrand a présenté le projet de loi qui "marquera une nouvelle étape décisive en 2007 dans le rétablissement des comptes, avec un objectif de réduction du déficit de l'ensemble des branches du régime général (...)", indique le compte-rendu.
La branche maladie "continuera son redressement pour atteindre un déficit de 3,9 milliards d'euros", une division par quatre en trois ans. En revanche, le déficit de la branche vieillesse devrait continuer à se creuser pour atteindre 3,5 milliards d'euros, après -2,4 milliards en 2006 et -1,9 milliard en 2005, ce que le gouvernement explique par les départs anticipés pour carrières longues et l'arrivée à l'âge de la retraite de la génération du baby-boom.
"Ne pas mettre à contribution les assurés"
Pour boucler l'ultime PLFSS avant les échéances électorales de 2007, Xavier Bertrand avait indiqué fin septembre sa volonté de ne "pas mettre à contribution les assurés", tout en tentant d'atteindre l'objectif assigné par Jacques Chirac d'un "retour vers l'équilibre à l'horizon 2007".
Pour réduire le trou de la branche maladie, le ministre de la Santé a fixé un Objectif de dépenses d'assurance maladie (Ondam) limité à +2,5% en 2007 par rapport à 2006. "L'atteinte de cet objectif nécessitera un montant d'économies global tous régimes (salariés, agriculteurs, indépendants, ndlr) de 2,8 milliards d'euros", avait souligné le ministre en présentant le PLFSS.
D'après agence
Les pharmacies dénoncent ce projet de loi de financement
La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) reproche au projet de loi d'imposer aux "soins de ville" un objectif de dépenses "dangereusement irréaliste". Ce projet, qui "prévoit une baisse de 2,6% de l'enveloppe produits de santé dont les médicaments", serait "s'il était confirmée par le parlement, inacceptable", ajoute la FSPF qui dit représenter 12.000 officines sur 22.600.
Dénonçant "un choix politique du gouvernement visant à faire supporter, une fois encore, sur les seuls soins ambulatoires les économies attendues en 2007", la FSPF refuse que "la chaîne du médicament en général et de la pharmacie d'officine en particulier" soit "la seule variable d'ajustement" du plan de réduction des déficits de la branche santé de la Sécurité sociale. "L'officine, qui subit déjà de plein fouet le plan médicament 2006 avec une marge en valeur absolue en recul de 3,3% sur les 8 premiers mois de l'année ne pourra supporter directement ou indirectement aucun nouvel effort sauf à déstructurer et à sacrifier le remarquable réseau de proximité qu'elle représente", prévient la fédération.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




