Un krach dans quatre ans?

le 12 janvier 2007 à 09h20 , mis à jour le 12 janvier 2007 à 18h05

Le marché du logement en France pourrait connaître un scénario noir et les prix chuter de 25% à l'horizon 2010, selon un cabinet d'étude.

Immobilier vente appartement location © LCI

Serait-ce la fin de l'ère de l'immobilier trop cher ? L'Institut Precepta (groupe Xerfi), qui a rendu publique une étude jeudi, affirme que le marché du logement en France pourrait connaître "le scénario noir d'un krach" et les prix chuter de 25% à l'horizon 2010. Après "une hausse de près de 100% entre 1996 et 2006", "le point haut du cycle a été atteint" et désormais "les tendances s'inversent", estime l'institut.

"Les prix dans l'immobilier (résidentiel, ndlr) progressent aujourd'hui quatre fois plus rapidement que le pouvoir d'achat", relève Precepta pour qui "jamais la déconnexion entre les deux n'a été si forte". Tout en reconnaissant que "ce choc a été en partie absorbé par l'amélioration des conditions de crédit qui ont augmenté la capacité d'emprunt des ménages", l'étude estime que "ce mouvement semble avoir atteint ses limites".

"Les ménages ne peuvent plus suivre"

"Les nouvelles en provenance de l'étranger ne sont pas bonnes", poursuit l'Institut, relevant "la surchauffe immobilière particulièrement élevée en Espagne et au Royaume-Uni", et que "les informations en provenance du marché américain ne sont pas bonnes". Le cabinet craint ainsi "un mimétisme" qui ferait que les prix de l'immobilier en France "reflueraient sensiblement à partir de 2007". "Les prix atteignent de tels niveaux que les ménages calent et ne peuvent plus suivre, ou alors difficilement".

Des spécialistes pas convaincus pas un krach

"Il y aura ralentissement" admet Philippe Waechter, analyste chez Natixis, mais "c'est une nuance assez sensible avec rupture". "Dans un marché immobilier, le facteur primordial de la chute est l'accumulation de stocks, comme ce fut le cas à la fin des années 80 au moment de l'éclatement de la bulle", explique-t-il. Or la situation française montre exactement le contraire. Pour Michel Mouillart, professeur d'économie à Paris X, "le ralentissement pourrait être très prononcé, accompagné d'un repli du nombre de transactions". Mais, il ajoute aussitôt qu'il s'agira là d'un "repli d'attentistes" et non pas "d'un effondrement".

La FNAIM affirme qu'un "scénario de retournement brutal de la conjoncture est écarté", pariant notamment sur la part croissante du prêt à taux zéro (PTZ) qui a permis "à plus de 430.000 ménages de réaliser un projet immobilier entre 2005 et 2006". Jean-Michel Six, chef économiste pour l'Europe de Standard & Poor's, considère que "les facteurs annoncés prêchent pour un ralentissement, mais pas pour un effondrement".

L'indice de référence des loyers en hausse de 3,19%

L'indice de référence des loyers, qui sert de base à la révision annuelle des loyers en France, a progressé de 3,19% en glissement annuel au troisième trimestre 2006, a annoncé vendredi l'Insee. Cette progression est due "pour l'essentiel à la hausse de l'indice du coût de la construction" qui a fait un bond de 8,06% au troisième trimestre après 7,05% au trimestre précédent, explique l'Insee.

(D'après agence)

le 12 janvier 2007 à 09:20
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37 Commentaires

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  • Angelique, le 12/01/2007 à 16h22

    Moi ce que je trouve illogique c'est que moi par exemple mon loyer ai augmenté autant un indice en septembre 2002 595? par mois il est passé à 700? par mois en septembre 2006. Je ne comprend pas pourquoi les allocations n'augmente pas au rythme de l'indice INSEE ce qui serait logique. Mais non du coup la vie augmente les loyers aussi,le salaire pas assez et on a de plus en plus de foyer qui se retrouvent avec des dettes de loyers et un surendettement certain.

  • Vastre, le 12/01/2007 à 16h13

    Jo de Dieppe n'a pas compris : les propriétaires ne s'en seront mis plein les poches que lorsqu'ils auront vendu leurs biens à des couillons. Après la hausse, le seul problème des propriétaires est de vendre. C'est lorsque l'offre deviendra supérieure à la demande que le krach aura lieu. Les Quichottes s'y emploient de leur mieux avec le soutien du gouvernement. Mais il n'est cependant pas raisonnable d'envisager l'effondrement avant l'arrivée de Ségolène au pouvoir. Un propriétaire prudent empochera son bénéfice dans les 3 mois.

  • Rose, le 12/01/2007 à 16h04

    Dans le SUD, il est impossible d'acheter !!!! Pour preuve, travaillant à 2, avec des salaires dans la bonne moyenne, effectivement, "ça coince" !!! Les agents immobilier, et propriétaires qui vendent, sont totalement déconnectés de la réalité !!!! Pour preuve un bout de terre 250m2 à 127 000? non viabilisé, et à plus de 30kms de MONTPELLIER !!!!!! J'espère qu'un jour nous pourrons devenir propriétaires, tout le monde à droit à son "ELDORADO" ROSE

  • Jacques, le 12/01/2007 à 15h37

    Rien ne justifie de tels prix dans l'immobilier.Les primo-accessions sont devenues impossibles meme pour des salaires de cadres.Le Krach est innevitable... Vendez maintenant .

  • Bean, le 12/01/2007 à 15h06

    C'est une excellente nouvelle: en 2010 je pourrais peut-être devenir propriétaire!

  • Lionel, le 12/01/2007 à 14h40

    Les proprietaires peuvent ne pas etre tres riche ;) Je suis sur qu avec un peu de bon sense, JO , tu pourrais etre proprietaire ;)

  • Hélène, le 12/01/2007 à 14h31

    Depuis 2003 , tous les economiste sérieux savaient que le marché etait spéculatif et qu'il y allait avoir un crash , ce n'est donc pas une surprise ! la seule surprise c'est que les grands médias commencent seulement a relayer l'information maintenant... Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel, Il faut acheter au son du canon et vendre au son du violon.

  • Philippe, le 12/01/2007 à 14h31

    Excellente nouvelle ! L'association d'usagers du RER D Sadur se bat car il est prévu de rendre omnibus tous les RER pour inciter les gens à se rapprocher de leur lieu de travail, ce qui est irresponsable vu le prix exhorbitant de l'immobilier. Mais ne nous leurrons pas : la population augmentant de 400 000 personnes par an en France, cette baisse ne sera que passagère, les prix resteront orientés à la hausse, avec des logements de plus en plus petits...

  • BOUZEKRI, le 12/01/2007 à 14h14

    Comment peut on affimer que le prix de l'immobilier risque de chuter de 25% ? les etudes faites par les pro de l'immobilier indiquent une stagnation du prix au m² sauf pour la region parisienne ou l'on observe une baisse du prix de 3% les banquiers accordent desormais des emprunts sur 25 VOIR 30 ans .

  • Pierre, le 12/01/2007 à 14h05

    Une baisse de 25 % après une hausse de 100 %...On ne peut guère appeler ça un krach!!! Juste un léger tassement, mais l'immobilier sera toujours trop cher

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