Les cours de Bourse dégringolent en Asie © TF1/LCILes marchés boursiers peinaient à se reprendre mercredi après leurs chutes spectaculaires de mardi commencées en Chine, alors que les spécialistes ne redoutent pas un krach généralisé. Certes Wall Street rebondissait timidement mercredi, le Dow Jones prenant 0,08% et le Nasdaq 0,17%, se stabilisant au lendemain d'une séance qui restera dans les annales boursières. Le Dow Jones avait cédé 3,29% et le Nasdaq 3,86% mardi, les chutes les plus importantes enregistrées par ces indices depuis septembre 2001 et les attentats du World Trade Center.
Mais l'Asie et l'Europe reculaient encore. Les principaux marchés continuaient à reculer mercredi, Londres perdant 1,16%, Paris 1,27% et Francfort 1,35% vers 14h45 GMT. Au même moment Zurich cédait 0,97%, Madrid 0,79%, Stockholm 1,57% et Moscou 4,28%. En Asie, Tokyo, deuxième Bourse mondiale, a terminé sur une chute de 2,85%, Hong Kong de 2,46%, Séoul de 2,56%, Sydney de 2,69% et Manille de près de 8%. La Bourse de Bombay, qui avait subi une chute sévère au printemps 2006, a perdu 4,01% et est tombée à son plus bas niveau depuis deux mois. Singapour a cédé 3,72%, Bangkok 1%.
En revanche, la Bourse de Shanghai, qui avait subi mardi sa plus lourde chute depuis 1996 (-8,84%), est repartie à la hausse pour clôturer sur une progression de 3,94%. Certains investisseurs ont en effet profité de la chute des cours pour rafler des actions d'entreprises chinoises à bas prix, conformément à l'adage boursier selon lequel "il faut acheter au son du canon et vendre au son du clairon".
Garder son calme
Les marchés boursiers mondiaux avaient déjà essuyé de lourdes pertes mardi, dans une réaction en chaîne provoquée par des mesures des autorités chinoises visant à renforcer la surveillance générale du marché. Le tout sur fond de craintes d'éclatement d'une bulle spéculative en Chine, alors que la Bourse de Shanghaï a flambé de 130% en 2006. "Le facteur qui a déclenché les ventes massives n'est pas très clair", a reconnu Glenn Maguire, économiste en chef pour l'Asie à la Société Générale, en faisant état de "rumeurs sur les marchés chinois qui ont incité les gérants à prendre des bénéfices". "C'est un exemple classique de l'adage boursier 'Vends sur la rumeur, achète sur des faits' ", a-t-il souligné.
Les propos, lundi, de l'ex-gourou de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan évoquant un risque de récession aux Etats-Unis, ainsi que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, ont accru la nervosité ambiante. A New York, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average (DJIA) avait terminé la séance de mardi sur une chute de 3,29%, soit la perte la plus lourde depuis le 17 septembre 2001, le jour de la réouverture du marché après les attaques terroristes contre le World Trade Center. En Australie, où la Bourse de Sydney a terminé en baisse de 2,69%, le Premier ministre John Howard a exhorté les investisseurs à garder leur calme.
(D'après agence)
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