"Placement Royal" contre "placement Sarkozy"

le 10 mars 2007 à 08h19 , mis à jour le 23 avril 2008 à 16h10

La Société Générale propose à ses clients des paniers de valeurs qui seraient censées bénéficier de l'élection de l'un ou l'autre candidat.

[Expiré] [Expiré] Bourse palais Brongniart finance cac 40 © AFP

Un panier de valeurs "Royal", un autre "Sarkozy",  qui bénéficieraient de l'élection de l'un ou l'autre : voilà sans conteste une manière originale de présenter les placements boursiers. Cette initiative, une première en France, vient de la Société Générale.

La banque propose en effet aux particuliers des placements dont les performances sont directement liées aux résultats de l'élection présidentielle. Lancés le 26 février, le "panier Sarkozy" ou "certificat 100% élections D" (pour droite) et le "panier Royal" ou "certificat 100% élections G" (pour gauche), dépendent de l'évolution du cours boursier de plusieurs sociétés cotées. Ces groupes ont été choisis en fonction de l'impact économique supposé des propositions des candidats.

Un "panier Bayrou" à l'étude

Les analystes de la banque française anticipent ainsi qu'une éventuelle réforme de la loi sur les 35 heures aurait "des impacts positifs sur les secteurs ayant des coûts de main d'oeuvre importants", comme le BTP ou l'hôtellerie. Des valeurs comme Bouygues, Eiffage, Vinci ou Accor apparaissent donc dans le "panier Sarkozy", selon le document d'information relatif à cette offre. Dans le cas de Ségolène Royal, la proposition d'un Smic à 1500 euros, favorable au pouvoir d'achat, "pourrait profiter à des valeurs de la grande distribution comme Carrefour".

Certaines valeurs sont communes aux deux candidats. "En signant la charte de Nicolas Hulot, les candidats se sont engagés à mettre en place une politique sensibilisée au respect de l'environnement", commentent les analystes. "Cette prise de conscience écologique pourrait bénéficier", par exemple, à des acteurs du recyclage tel Veolia ou à des fabricants de matériaux de construction tels Saint-Gobain ou Lafarge.

"L'idée n'est pas de faire de l'idéologie ou de la politique, mais de prendre les mesures annoncées et de voir s'il existe, pour certaines d'entre elles, des interactions avec le capitalisme et des sociétés cotées en Bourse, chose pas facile", explique Alain Bokobza, responsable de la stratégie européenne actions chez Société Générale. "Le pari sur l'avenir, c'est le principe de l'analyse financière. On émet des hypothèses. Là, l'hypothèse est politique", poursuit-il, ajoutant qu'un "panier Bayrou" est à l'étude.

D'après agence

le 10 mars 2007 à 08:19
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