© DRAlors que les prix à la pompe ont été multipliés par 6,5 en 35 ans, le prix réel du carburant, c'est à dire son coût rapporté à l'évolution du pouvoir d'achat et des salaires, a été divisé par deux sur la même période, explique la FNAUT dans une étude publiée vendredi. "Il fallait 8 minutes (de travail, ndlr) à un salarié moyen pour acheter un litre de carburant en 1970 et il ne lui en faut plus que 4 en 2005", constate Jean-Marie Beauvais, le rapporteur de l'étude, menée avec le soutien de la ministre de l'Ecologie, Nelly Olin, et le financement de l'ADEME.
Parallèlement, ajoute la FNAUT, le prix des transports en commun est passé de 6,4 centimes par kilomètre en 1970 à 9,9 centimes en 2005, rendant les transports collectifs "60% plus chers" que la voiture, si l'on tient compte uniquement du carburant. Fort de ces constatations, la FNAUT "souhaite donc une hausse progressive et programmée de la TIPP, supérieure de l'ordre de 1 à 2% par an à l'augmentation du pouvoir d'achat du salarié moyen" afin de donner "un signal pédagogique fort sur la nécessité de se dégager de la dépendance pétrolière et de réagir au défi climatique".
Le carburant, une paille dans le budget transport
Le produit de cette surtaxation sera affecté au développement des transports collectifs et à la mise en place de tarifs accessibles à tous, explique Jean Sivardière, le président de la FNAUT. Pour lui, cette surtaxation permettra de "lisser la hausse des carburants qui interviendra de toutes façons" en raison de la raréfaction du pétrole.
La FNAUT rappelle que le transport collectif demeure le moyen de transport le plus économique en ville, si on tient compte de l'ensemble des facteurs et non seulement du carburant, qui ne représente que 20% du coût d'utilisation d'un véhicule. "Le kilomètre parcouru en voiture en ville coûte environ 30 centimes d'euros", contre 10 centimes pour les transports en commun, estime la FNAUT, ajoutant qu'un automobiliste dépense en moyenne 1400 euros par an pour ses déplacements urbains (tout compris), alors qu'un "abonnement annuel à un réseau urbain coûte 410 euros à Grenoble, 493 à Lyon et 551 à Paris".
| Carrefour se lance dans l'éthanol |
Carrefour prévoit d'ouvrir cette année 40 pompes distribuant du superéthanol E85, carburant en grande partie d'origine agricole, dont 7 pompes en service dans des stations services d'autoroute d'ici à fin mai. L'enseigne de grande distribution exploite déjà six pompes de ce biocarburant, composé au maximum à 85% d'éthanol et à 15% d'essence, depuis le début de l'année (quatre en Ile-de-France et deux en Normandie). Les sept nouvelles pompes distribuant du superéthanol dans des stations-service d'autoroutes seront toutes ouvertes d'ici la fin du mois de mai. Son concurrent Leclerc, première enseigne de distribution à avoir ouvert au grand public des pompes de superéthanol E85, prévoit d'exploiter au total 72 pompes au superéthanol d'ici la fin de l'année. |
Retour MYTF1
Chargement en cours...




