Jean-Louis BORLOO

le 15 mai 2007 à 12h13 , mis à jour le 18 mars 2008 à 21h01

Jean-Louis Borloo, ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire -

TF1/LCI/Christophe Chevalin - Jean-Louis BorlooJean-Louis Borloo © TF1/LCI/Christophe Chevalin

56 ans
Marié
Avocat

Matignon lui avait échappé sous la présidence de Jacques Chirac. Cette fois encore, Jean-Louis Borloo ne sera pas Premier ministre. Sa personnalité atypique avait pourtant fait de lui l'homme politique le plus populaire du gouvernement sortant.

Avec son air de voyou et sa chevelure ébouriffée, Jean-Louis Borloo est un OVNI dans le paysage politique. Et c'est d'ailleurs peut-être ce qui plaît aux Français. Issu de la classe moyenne, "ni riche ni pauvre" comme il le dit lui-même, il n'était pas parti pour devenir, à 29 ans, l'un des cinq avocats les mieux payés au monde selon le magazine Forbes. Mondain, séducteur, avocat de Bernard Tapie, il est alors l'une des figures emblématiques des "années fric". Mais même lorsqu'il mène grand train, il n'oublie pas l'adolescent fasciné par Mao qu'il était, celui qui avait rencontré le Grand Timonier au détour d'un voyage en Chine.

Insatiable, Jean-Louis Borloo semble n'être jamais impressionné. Quand à 37 ans, il est sollicité pour racheter le club de foot de Valenciennes, c'est à peine s'il hésite. Idem, lorsqu'il décide en 1989 de se présenter aux municipales sous la pression populaire, bien que moqué par les politiques locaux. Et son culot paie : il décroche la mairie de Valenciennes haut la main. Dès lors, il entreprend de réhabiliter les quartiers déshérités de la commune. Et se taille une réputation de bon gestionnaire capable de remettre à flot sa maison. Sa carrière politique est lancée. Après avoir été élu député, puis nommé porte-parole de l'UDF, il s'associe à l'UMP en 2002. Il devient ministre délégué à la Ville, puis ministre de l'Emploi des gouvernements Raffarin et Villepin. En cinq ans, il s'est imposé comme "joker social" indispensable. Son bagout et son sens de la communication sont ses meilleurs atouts.

Prise de fonction : ce qu'il a dit ...
Jean-Louis Borloo, a promis qu'il allait "essayer de  faire aussi bien" que son prédécesseur Thierry Breton à un poste dont le  périmètre a changé. Au cours de la passation de pouvoirs, l'ancien ministre des Finances a notamment prévenu son successeur qu'il allait devoir commenter les chiffres de l'économie française, "un  exercice qui n'est pas toujours simple, qui requiert un peu de doigté, beaucoup  de modestie et d'humilité".

Les priorités

- Réforme de la représentativité syndicale
Serpent de mer, la représentativité des syndicats, qui consiste à permettre à un syndicat de participer aux négociations avec le patronat et l'Etat, fera l'objet d'une conférence qui débutera en septembre. Il s'agirait de faire coïncider la représentativité avec le vote aux élections prud'homales et d'octroyer un financement aux syndicats jugés représentatifs, comme c'est le cas désormais pour les partis politiques. Aujourd'hui, cinq syndicats de salariés sont jugés représentatifs : CGT, FO, CFDT, CFTC et CFE-CGC et deux pour le patronat, le Medef et la CGPME.

- De la flexibilité pour un retour au plein-emploi
Nicolas Sarkozy souhaite mettre en place un contrat de travail unique à durée indéterminée avec des droits progressifs. Il prévoit également de fusionner les activités de l'ANPE et de l'Unedic afin de rationaliser la gestion des chômeurs. Mais syndicats et patronat semblent opposés à ces deux réformes.
Le chef de l'Etat veut interdire aux chômeurs de refuser plus de deux offres d'emploi consécutives et sans fondement. L'objectif avoué est d'atteindre le plein emploi, soit un taux de chômage de 5%, d'ici cinq ans.

- Création d'une sécurité sociale professionnelle
Il s'agit d'assurer "la protection du salarié en période de chômage avec la garantie de toucher 90% de son salaire antérieur "pour suivre une formation qualifiante, trouver un nouvel emploi, essayer un nouveau métier", en contrepartie d'une plus grande facilité de licenciement pour les entreprises.

- Le temps de travail
Nicolas Sarkozy veut réformer les 35 heures en assouplissant le système des heures supplémentaires : exonération de charges sociales et d'impôt sur les heures supplémentaires ; majoration des heures supplémentaires d'au "moins" 25% dans toutes les entreprises".  

Site du ministère des Finances

LE GOUVERNEMENT: cliquez sur les photos pour consulter les fiches des ministres:

TF1/LCI/Laurent Zabulon - Alain JuppéTF1-LCI : Jean-Louis Borloo reçu à Matignon le 17 mai 2007AFP/Pierre Andrieu - Eric WoerthTF1/LCI/Christophe Chevalin - Rachida Dati
TF1-LCI : Michèle Alliot-Marie lors du premier forum de l'UMP le 9 décembre 2006Bernard KouchnerChristine LagardeChristine AlbanelElection présidentielle/TF1-LCI Brice Hortefeux sur le plateau de TF1
TF1/LCI/Christophe Chevalin - Hervé MorinTF1/LCI Roselyne BachelotChristine Boutin annonce qu'elle soutiendra Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2007

le 15 mai 2007 à 12:13
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