Jean-Louis Borloo © TF1/LCI/Christophe Chevalin56 ans
Marié
Avocat
Matignon lui avait échappé sous la présidence de Jacques Chirac. Cette fois encore, Jean-Louis Borloo ne sera pas Premier ministre. Sa personnalité atypique avait pourtant fait de lui l'homme politique le plus populaire du gouvernement sortant.
Avec son air de voyou et sa chevelure ébouriffée, Jean-Louis Borloo est un OVNI dans le paysage politique. Et c'est d'ailleurs peut-être ce qui plaît aux Français. Issu de la classe moyenne, "ni riche ni pauvre" comme il le dit lui-même, il n'était pas parti pour devenir, à 29 ans, l'un des cinq avocats les mieux payés au monde selon le magazine Forbes. Mondain, séducteur, avocat de Bernard Tapie, il est alors l'une des figures emblématiques des "années fric". Mais même lorsqu'il mène grand train, il n'oublie pas l'adolescent fasciné par Mao qu'il était, celui qui avait rencontré le Grand Timonier au détour d'un voyage en Chine.
Insatiable, Jean-Louis Borloo semble n'être jamais impressionné. Quand à 37 ans, il est sollicité pour racheter le club de foot de Valenciennes, c'est à peine s'il hésite. Idem, lorsqu'il décide en 1989 de se présenter aux municipales sous la pression populaire, bien que moqué par les politiques locaux. Et son culot paie : il décroche la mairie de Valenciennes haut la main. Dès lors, il entreprend de réhabiliter les quartiers déshérités de la commune. Et se taille une réputation de bon gestionnaire capable de remettre à flot sa maison. Sa carrière politique est lancée. Après avoir été élu député, puis nommé porte-parole de l'UDF, il s'associe à l'UMP en 2002. Il devient ministre délégué à la Ville, puis ministre de l'Emploi des gouvernements Raffarin et Villepin. En cinq ans, il s'est imposé comme "joker social" indispensable. Son bagout et son sens de la communication sont ses meilleurs atouts.
Prise de fonction : ce qu'il a dit ...
Jean-Louis Borloo, a promis qu'il allait "essayer de faire aussi bien" que son prédécesseur Thierry Breton à un poste dont le périmètre a changé. Au cours de la passation de pouvoirs, l'ancien ministre des Finances a notamment prévenu son successeur qu'il allait devoir commenter les chiffres de l'économie française, "un exercice qui n'est pas toujours simple, qui requiert un peu de doigté, beaucoup de modestie et d'humilité".
Les priorités |
- Réforme de la représentativité syndicale - De la flexibilité pour un retour au plein-emploi - Création d'une sécurité sociale professionnelle - Le temps de travail |
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