Consensus européen sur la candidature DSK

le 09 juillet 2007 à 15h08 , mis à jour le 10 juillet 2007 à 19h18

Selon la présidence portugaise de l'UE, les ministres européens des Finances soutiennent la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI.

Election présidentielle - TF1/LCI : Dominique Strauss-Kahn commentant le départ de Nicolas Sarkozy du gouvernement (21 mars 2007)Dominique Strauss-Kahn commentant le départ de Nicolas Sarkozy du gouvernement (21 mars 2007) © Election présidentielle - TF1/LCI

Le prétendant européen à la tête du FMI sera donc Dominique Strauss-Kahn.  Mardi après-midi, le socialiste s'est félicité du soutien des pays de l'UE à sa candidature, confirmant qu'il postulait à ce poste. "Je veux remercier chaleureusement les 27 de la confiance qu'ils m'ont témoignée", a réagi l'ancien ministre de l'Economie qui va "maintenant s'attacher à convaincre les autres parties prenantes". Ce serait "un honneur pour la France et une chance pour le FMI", a pour sa part déclaré Nicolas Sarkozy mardi.

L'annonce des ministres des Finances des 27 sur la candidature de Strauss-Kahn a été faite mardi en fin de matinée par la présidence portugaise de l'Union européenne, alors que la Pologne venait tout juste d'annoncer la candidature officielle de son propre prétendant : l'ex-Premier ministre Marek Belka. Mais les réticences polonaises sont vite tombées, selon des sources diplomatiques.

"L'hypothèse DSK" avait été la veille au menu à la fois du conseil d'administration du FMI, et des entretiens des ministres des Finances de l'UE réunis à Bruxelles - Nicolas Sarkozy y avait d'ailleurs plaidé pour son "poulain". Dominique Strauss-Kahn a de réels atouts pour succéder à l'Espagnol Rodrigo Rato, à la tête du FMI depuis juin 2004 et qui a décidé à la surprise générale de démissionner fin octobre pour raisons personnelles. Le chef de l'Etat ne tarit pas d'éloges : "Je sais que c'est un poste très convoité. Pour l'obtenir, il faut avoir une forte crédibilité, une expérience incontestable, être polyglotte. Dominique Strauss-Kahn a ces qualités. Lui et moi avons la même vision du fonctionnement du FMI".

Remous autour de "l'hypothèse DSK"

Un éloge repris mardi par la ministre française des Finances, Christine Lagarde : "Le calibre du candidat, son expérience internationale, le rôle qu'il a joué au sein de l'Eurogroupe, lui ont permis de rallier très rapidement les soutiens", a-t-elle estimé. Désormais candidat officiel des Européens, il va pouvoir "commencer un processus de campagne et de consultation avec l'ensemble des pays membres du FMI".

Sur la scène politique intérieure aussi, la candidature DSK séduit. Au PS même, où la stratégie d'ouverture du chef de l'Etat et ses appels du pied à des personnalités de gauche créent un malaise palpable, les appels à ne pas mêler "des problèmes de politique intérieure" à ce sujet ont cédé la place à des commentaires nettement plus élogieux : Claude Bartolone a ainsi affirmé mardi que le soutien des 27 à la candidature de Dominique Strauss-Kahn constituait "un honneur pour tous les socialistes". Et il a tenu à bien différencier son cas des ralliements individuels à Nicolas Sarkozy.

Fonds monétaire international et Banque mondiale

Créé en 1944 avec la signature des accords de Bretton Woods, le FMI avait pour but originel de garantir la stabilité du système monétaire international, mis en place après-guerre et reposant sur une parité fixe des monnaies et la convertibilité du dollar en or. Son rôle est aujourd'hui essentiellement d'accorder des crédits aux pays en difficulté financière en contrepartie de politiques économiques dans le droit fil de l'orthodoxie monétaire. Ce qui fait du FMI une organisation complémentaire de la Banque mondiale, créée essentiellement pour aider le continent européen et le Japon à redresser la tête au lendemain de la Seconde guerre mondiale, et qui fournit aujourd'hui des financements aux pays en difficulté. Selon une règle non-écrite, la direction du FMI revient à un Européen, celle de la Banque mondiale à un Américain.

le 09 juillet 2007 à 15:08
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9 Commentaires

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  • CHANGI, le 10/07/2007 à 16h23

    Bravo, Monsieur le Président, DSK est un homme de valeur avec beaucoup de talent, il aurait été dommage de le laisser sur le bord de la route. J'ai une grande estime pour l'homme. La France bouge et ce dans le bon sens.

  • Foxie, le 10/07/2007 à 12h43

    Sacré Sarko! Il arrive à rallier les autres pays à ses idées: DSK au FMI, mais surtout -et c'était loin d'être gagné- le traité simplifié l'autre jour et, hier, la pause dans la réduction des déficits du budget, pour laquelle les autres voulaient le mettre en accusation.

  • Votre nom, le 10/07/2007 à 12h39

    Et pourquoi toujours des européens, y en a marre à la fin!

  • Nicky, le 10/07/2007 à 12h11

    Bravo. Certainement le duel eut été plus serré s'il y avait eu DSK et Nicolas Sarkozy face à face, mais l'alliance et la reconnaissance de leurs talents réciproques est la preuve, et la garantie de leur efficacité pour que le pays dont ils défendent les intérêts retrouve sur la scène internationale une certaine crédibilité et un véritable dynamisme.

  • FRECHOU, le 10/07/2007 à 11h45

    Bravo !...Monsieur le Président de la République ....Votre choix est celui de l'intérêt général et de la performance .Il faut continuer votre politique d'ouverture pour que la France regagne son rang de grande Nation.

  • Gilles, le 09/07/2007 à 18h44

    Encore des Polonais ! je les aime bien mais je trouve qu'ils en font trop en ce moment !ils doivent d'abord développer leur économie et leurs droits sociaux et civiques .après on verra ...

  • Broussard, le 09/07/2007 à 18h42

    Ok por dsk

  • Bonjour, le 09/07/2007 à 17h46

    Bien sûr que M. Sarkozy serait le premier heureux de la nomination de DSK au FMI. Il se débarassera ainsi de son opposant le plus crédible!

  • Alain, le 09/07/2007 à 17h08

    Ben ET la rénovation du PS alors, elle devient quoi ? Mais c'est vrai que vu qu'il avait pas eu le temps la faire ces cinq dernières années... Comme dit le proverbe, vaut mieux tenir que courir

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