François Fillon à Paris, le 14 juin 2007Le Premier ministre a affirmé mercredi à Bruxelles qu'il ne souhaitait pas que la France ou l'Union Européenne prennent des mesures protectionnistes, mais soient "pragmatiques" pour établir une concurrence internationale "loyale". "Il n'y a pas de tentation protectionniste française, il n'est pas question de construire une ligne Maginot", a déclaré le chef du gouvernement lors d'un point de presse avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.
"On veut simplement que les règles de concurrence soient loyales, que la conception de la concurrence ne soit pas dogmatique mais pragmatique", a-t-il ajouté, après son entretien avec le commissaire à la Concurrence Neelie Kroes.
Des barrières entre les pays
La France avait obtenu en juin que soit retirée du nouveau traité européen la mention d'une "concurrence libre et non-faussée" comme objectif de l'UE. Cet objectif figurait dans le Traité constitutionnel, jamais entré en vigueur après son rejet par les Français et les Néerlandais dans deux référendums. José Manuel Barroso a indiqué qu'il avait soutenu "dès le début" la position française sur ce point, lors du compromis sur le nouveau traité. Mais il a ajouté que les pays européens ne devaient pas dresser de barrières protectionnistes entre eux. "Nous ne pouvons pas accepter qu'on introduise à l'intérieur du marché européen des barrières les uns contre les autres, malheureusement cela a été le cas", a-t-il dit.
Plusieurs opérations transfrontalières de rachat d'entreprises dans l'UE, notamment dans les secteurs de la banque et de l'énergie, ont été bloquées ou retardées depuis l'an dernier par des manoeuvres jugées protectionnistes par la Commission.
Avec Agence
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