© sxc.huFinies les hausses à deux chiffres courantes entre 1999 et 2005. Sur l'ensemble du territoire, la Fnaim (Fédération nationale de l'immobilier) note au deuxième trimestre 2007 une hausse de 5,5% des prix des logements anciens par rapport à la même période l'an dernier. A Paris et en région parisienne, les hausses annuelles des prix des appartements anciens sont repassées sous la barre des 10% pour la première fois depuis le deuxième trimestre 2002, selon la note de conjoncture trimestrielle de la Chambre des notaires.
Dans le détail, Paris s'en sort mieux que la banlieue: les prix des appartements anciens y ont progressé de 8,7% en rythme annuel au premier trimestre 2007 contre 9,7% au quatrième trimestre de 2006. Dans la petite couronne, la hausse des prix sur un an est de 7,6% contre 10,6% le trimestre précédent. Dans la grande couronne, la progression est de 8% contre 11% au quatrième trimestre 2006. "Il n'y a pas de chute des prix, mais ça augmente un peu moins vite", a expliqué Catherine Carely, responsable de la conjoncture immobilière à la Chambre des notaires. Même diagnostic au plan national, avec une hausse des prix au deuxième trimestre de 2%.
Le neuf plonge
A Paris, le prix moyen au m² pour l'achat d'un appartement ancien s'établissait au premier trimestre à 5.867 euros. Le 6e arrondissement est le premier à franchir la barre des 9000 euros le m², alors que seuls le 19e et le 20e restent sous le seuil des 5000 euros le m² (4591 et 4927 respectivement).
La Chambre des notaires a également rappelé que le marché de l'ancien restait le moteur du marché immobilier francilien avec plus de 90% des transactions. Par contre, les ventes d'appartements neufs ont baissé de manière très importante au premier trimestre, de 18,1% à Paris, 23,1% en petite couronne et 29,5% en grande couronne par rapport au premier trimestre de 2006. Cette baisse se retrouve aussi sur le segment des maisons neuves avec des ventes en baisse de 15,6% en Ile-de-France.
La" mesure Sarko", un impact positif ? |
Le crédit d'impôt pour les intérêts d'emprunts immobiliers prévu par le gouvernement "sera large et donnera un coup de pouce à des familles modestes pour l'accès à la propriété. Elle devrait améliorer la solvabilité de la demande en logement en absorbant au moins en partie la hausse des taux de crédits immobiliers enregistrée ces derniers mois", selon la Chambre des notaires. Cette mesure pourrait "favoriser la consommation et générer des effets directs sur la croissance", a estimé René Pallincourt, président de la Fnaim (Fédération nationale de l'immobilier) mais sans risquer de provoquer une nouvelle hausse des prix de l'immobilier. "On a parlé de mesure inflationniste, on peut en douter", a estimé M. Pallincourt, rappelant que le gain généré par ce crédit d'impôt excéderait rarement 1% de l'investissement initial. Reste que la mesure a déjà retenu l'attention des acheteurs potentiels. Selon un sondage réalisé par le réseau immobilier L'Adresse, ils sont 34% à juger que c'est "un levier d'achat important".
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