© TF1-LCILa crise boursière ne semble pas terminée. Alors que Christine Lagarde, estime que "nous avons toutes les raisons d'être rassurés par la situation et que les fondements de l'économie française sont bons", la ministre de l'Economie a malgré tout écourté ses vacances pour analyser la situation, et Nicolas Sarkozy a demandé jeudi plus de transparence aux pays du G7 sur le fonctionnement des marchés boursiers.
Jeudi soir, les clôtures étaient pour le moins inquiétantes. La Bourse de Paris a terminé en nette baisse jeudi pour la troisième séance consécutive, le CAC 40 perdant 3,26% à 5.265,47 points, son plus bas niveau de l'année. L'indice parisien a perdu de nouveau 177,25 points, dans des échanges soutenus avec plus de 10 milliards d'euros. A Londres, l'indice Footsie-100 des principales des valeurs de la place, a subi l'une des plus fortes baisses en Europe en abandonnant 250,4 points, soit 4,10% par rapport à la clôture de mercredi, à 5.858,90 points. Il s'agit de son plus bas niveau en séance depuis le 26 septembre et de son plus bas niveau en clôture depuis le 25 septembre. Francfort perdait quant à lui 2,36%, tandis que la Bourse de New York accentuait sa dégringolade.
Lagarde rentre précipitamment
Réagissant sur RTL, le président Sarkozy a estimé jeudi que la "moralisation" des marchés financiers passait par "de la régulation, des règles prudentielles, et de la transparence". "La liberté, ce n'est pas la loi de la jungle", a-t-il souligné, dénonçant "quelques ‘edgephones' qui empruntent à n'importe quel prix, à n'importe qui, sans qu'on sache à qui, (...) dans n'importe quelle condition". "Je suis pour une économie qui fasse toute sa place auxcréateurs et aux salariés, pas aux spéculateurs." (Ecouter).
Peu avant, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, rentrée précipitamment de vacances à cause de cette tempête boursière, a déclaré ne pas craindre une "contamination" de la crise financière actuelle à "l'économie réelle" de la France (Ecouter). "Je ne conçois pas de contamination à l'économie réelle française" car cette dernière "repose sur des fondamentaux qui sont solides", a estimé la ministre, jugeant "extrêmement solide" l'industrie bancaire française et rendant hommage à l'action de la Banque centrale européenne, qui a injecté des liquidités massives pour apaiser les marchés.
La Réserve fédérale américaine (Fed) est de nouveau intervenue jeudi en injectant 17 milliards de dollars supplémentaires dans le circuit monétaire pour empêcher une contraction des sources de crédit découlant de la crise des subprime. Plus tôt, la Banque du Japon avait mis 400 milliards de yens (2,5 milliards d'euros) à la disposition des marchés.
Avec agence.
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