© DRLe produit intérieur brut de la France n'a progressé que de 0,3% au deuxième trimestre, selon une première estimation de l'Institut national de la statistique, un résultat inférieur de moitié à aux prévisions de ce dernier. Le budget 2007, qui prévoit un déficit de l'Etat de 41,996 milliards d'euros, reposait sur l'hypothèse d'une croissance entre 2,25 et 2,5% sur l'ensemble de l'année. Ce qui semble compromis.
"L'idée d'atteindre une croissance de 2,5% cette année relève du fantasme", assène Nicolas Bouzou, du cabinet d'études Asterès, jugeant que même un niveau de 2% "semble quasi inatteignable". Le ministre du Budget n'en a pas moins assuré "n'avoir aucune inquiétude sur le déficit 2007", estimant avoir "des recettes fiscales qui se tiennent bien et des dépenses qu'on maîtrise bien". Sur la même période, l'Allemagne n'a certes pas fait mieux (0,3% également), mais l'Espagne a affiché une croissance de 0,8%.
"L'effet Sarkozy a fait pshitt"
Cette contre-performance s'explique par la dégradation du commerce extérieur dont le déficit a atteint 15 milliards d'euros les six mois derniers. Les dépenses de consommation des ménages, elles, ont confirmé leur rôle moteur, accélérant légèrement (+0,6% contre +0,5% le trimestre précédent). Sans doute la météo maussade est-elle pour beaucoup dans ce regain de consommation, en énergie et en médicaments.
Mais l'investissement dans son ensemble a ralenti (+0,1% après +1,2% au premier trimestre). Les entreprises semblent sur la défensive. "L'effet Sarkozy sur l'économie française a fait pschitt", commentait mardi Alexander Law, du cabinet d'études Xerfi. Mais Eric Woerth est confiant : "Je suis persuadé qu'il y a des mesures qui vont permettra d'enrichir la croissance, je pense notamment au paquet fiscal".
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