Paris, New York et Londres clôturent en hausse

le 17 août 2007 à 07h32 , mis à jour le 17 août 2007 à 22h13

Le Cac a gagné 1,86% à la clôture tandis que le Footsie-100 grimpait à +3,50% à la fermeture des échanges sur la place boursière britannique.

TF1-LCI © TF1-LCI

A l'image de l'ensemble des places boursières, la Bourse de Paris a salué par un vif rebond la décision de la banque centrale américaine d'abaisser son taux d'escompte, un geste d'apaisement qui laisse envisager une possible détente des taux directeurs américains.

A l'issue d'une séance marquée par une volatilité extrême - le CAC a perdu jusqu'à 0,9% en matinée pour toucher un nouveau plus bas de l'année à 5.217,70 points et a atteint un plus haut de 5.450,35 points dans l'après-midi - l'indice phare de la Bourse a terminé sur un gain de 1,86% à 5.363,63 points. Le volume d'échanges a explosé, atteignant 15,9 milliards d'euros, dont 8,6 milliards sur les seules valeurs de l'indice, dopé par l'arrivée à échéance des options et futures sur indices. Après une semaine de tourmente et de très violentes secousses, le CAC parvient ainsi à limiter sa perte à 1,56% d'un vendredi sur l'autre.

Paris et Londres bondissent

La Réserve fédérale américaine a pris les marchés par surprise en annonçant, en début d'après-midi, une baisse d'un demi-point de son taux d'escompte (à 5,75%), ramenant ainsi de 100 à 50 points de base l'écart avec son principal taux directeur (Fed funds), maintenu quant à lui à 5,25%. Le taux d'escompte est un taux d'urgence appliqué aux établissements financiers, généralement en difficulté, qui font appel à la Fed. Celui des Fed funds est le niveau auquel la Fed souhaite que le taux au jour le jour se négocie sur le marché monétaire. L'écart entre ces deux taux n'avait jamais été modifié depuis 2003, date à laquelle la Fed avait inversé son système d'échelle, faisant passer le taux d'escompte au-dessus de celui des Fed funds.

"C'est un autre moyen pour la Fed d'injecter des liquidités, tout en voulant rassurer et restaurer la confiance", estime Florence Pisani, économiste de Dexia Asset Management. Pour Eric Vergnaud, responsable de la recherche économique pour la zone euro chez BNP Paribas, il s'agit "d'une bonne nouvelle. Cela montre que la Fed prend en compte les difficultés de certains établissements financiers et qu'elle veut éviter que la crise ne finisse par toucher les entreprises et les particuliers".  Surtout, la Fed a accompagné son geste d'un communiqué sans ambiguïté sur les menaces que font peser sur la croissance la détérioration des conditions du crédit et des marchés financiers, un constat qui ouvre la porte à une possible baisse des Fed funds.

New York clôture en hausse

De nombreux stratèges et économistes de marché avaient émis le souhait, avec la tourmente boursière, que la Fed abaisse ses taux directeurs pour ramener le calme et la confiance sur les marchés financiers. "Je pense que la Fed se laisse maintenant la possibilité d'abaisser ses taux si la décision d'aujourd'hui ne suffit pas à normaliser la situation, c'est-à-dire à ce que les conditions de crédit ne soient pas réduites pour les bons emprunteurs, entreprises ou particuliers, et que la confiance soit restaurée", observe Florence Pisani. Pour Philippe Waechter, directeur de la recherche économique à Natixis Asset Management, "cela renforce la probabilité d'une baisse d'un demi-point du taux des Fed funds au FOMC du 18 septembre".

Les économistes estiment aussi que la décision de la Fed rend plus difficile un relèvement des taux directeurs de la  Banque centrale européenne (BCE) en septembre, comme anticipé jusqu'ici par de nombreux experts. Le geste de la Fed a été salué par l'ensemble des places boursières. En Europe, Londres, a grimpé de 3,5%, tandis que Francfort a pris plus modestement 1,5%. Du côté des indices paneuropéens, l'EuroStoxx 50 a gagné 2,34% et l'EuroFirst 300 2,27%. Wall Street finissait aussi en forte hausse avec le DJIA +1,82% et le Nasdaq +2,20%.

le 17 août 2007 à 07:32
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7 Commentaires

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  • Julien, le 18/08/2007 à 12h04

    C'est l'Etat Americain qui a fait monter la bulle immobiliere en proposant des prets a taux artificiellement bas et en forcant les organismes de credit a faire credit aux moins solvables. En voulant aider les pauvres, ils les ont enfonce. Meme chose en France ou les gens sont endettes pour 35 ans. Les prix sont si hauts a cause des mesures incitant a acheter.

  • Regis, le 17/08/2007 à 12h52

    Pour moi, toute ma famille a liquidé ses actions pour replacer en sicavs monétaires, pel et livrets, et je m'en félicite, nous avons gagné moins que prévu, mais vu la chute de la bourse, ca aurait pu etre pire.....

  • Thierry, le 17/08/2007 à 11h52

    Christine Lagarde calme le jeu et elle a raison pour le moment. Inutile dans ces cas là de rajouter la panique à la panique. La fébrilité des marchés est déjà suffisament perceptible.

  • Josie69, le 17/08/2007 à 11h47

    Décidément, rien ne va plus, après la météo et ses dérèglements, voici que les marchés boursiers s'en mêlent. Et le plus inquiétant dans cette histoire, en dépit du discours de Christine LAGARDE, qui se "veut" rassurant, c'est qu'une fois de plus, les petits actionnaires vont tout perdre tandis que les golden boy s'en mettront plein les poches. Et dire que l'on veut nous faire croire que la bourse européenne est autonome !!! La vérité, à l'évidence, c'est que nous sommes dépendants des américains et de leur dollar mais quand donc les financiers comprendront-ils que le dollar ne doit plus être un outil de référence et qu'il est urgent de donner à l'euro toute sa place dans l'économie mondiale ?

  • Titi, le 17/08/2007 à 09h05

    Un president qui réagit, un ministre de l'économie qui rentre d'urgence, c'est grave ou cela risque de le devenir!!!

  • Killian, le 17/08/2007 à 08h33

    Elle connait quoi a la bourse lagarde,elle fait que repeter ce que disent les economistes,et c'est pas sur qui est raison.

  • Jean-Pierre DÉFIEUX, le 17/08/2007 à 08h19

    Sarkozy et Largarde : «La France n'a rien à craindre!». Bien sûr, tout comme le nuage de Tchernobyl s'est arrêté en voyant nos poteaux-frontières...

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