Image d'archives © TF1La fréquentation touristique en France pendant la saison estivale 2007 a connu une hausse de 3,7% par rapport à l'année précédente, a annoncé lundi à Saint-Raphaël le secrétaire d'Etat chargé de la consommation et du tourisme. Une hausse donc mais de fortes disparités régionales, a estimé Luc Chatel. "Le littoral aquitain et le Nord sont en recul et la montagne a souffert", a-t-il analysé. Parmi les perdants figurent aussi l'hôtellerie de plein air, "directement pénalisée par les conditions météorologiques sur les deux tiers nord du pays", et l'hôtellerie sur le littoral non méditerranéen, selon une étude des offices de tourisme. En revanche, les activités d'intérieur ont bénéficié du mauvais temps tels que les aquariums, les musées et les châteaux, comme ceux du Val de Loire.
Luc Chatel s'est par ailleurs félicité de "la bonne surprise du retour des Américains (+ 5%) et de l'augmentation de la fréquentation des Japonais (+ 3%)". Selon le secrétaire d'Etat, la fréquentation touristique en Ile-de-France est en hausse de 4 à 5% et la ville de Bordeaux enregistre une hausse de 16%, due au fort impact du classement de la ville au patrimoine mondial de l'Unesco. Strasbourg enregistre aussi une augmentation de la fréquentation des touristes en raison de la ligne TGV Est.
Une industrie stratégique
Les conditions météorologiques "très moyennes" au mois d'août, bien qu'un peu meilleures qu'en juillet, ont "renforcé l'impression de médiocrité" de la saison d'été 2007, confirme l'enquête des offices du tourisme publiée lundi. L'horizon semble toutefois s'éclaircir pour le mois de septembre : les perspectives sont jugées "stables" voire "bonnes".
Le ministre a rappelé que "le tourisme est une industrie à part entière" qui représente 2 millions d'emplois toute l'année, 400.000 emplois saisonniers et 7% du P.I.B.
200 euros la nuit à Paris |
Avec une chambre à 197 euros en moyenne en 2007, les hôtels parisiens sont moins chers qu'à Londres ou New York, selon une étude du cabinet MKG publiée lundi. Paris a perdu une place par rapport à 2006 : ses tarifs ont baissé de 2,3% en moyenne. Ses tarifs restent "attractifs" pour les hôtels économiques et de milieu de gamme, qui représentent la majorité de son parc hôtelier, souligne l'étude. Pour les deux étoiles, Paris est la quatrième ville la moins chère, avec 88 euros la chambre contre 155 en moyenne. En revanche, les prix des hôtels haut de gamme sont élevés à Paris (342 euros contre 268 en moyenne). Les hôtels parisiens se classent au huitième rang des plus chers parmi vingt grandes villes (18 européennes dont Moscou, plus New York et Tokyo), dont la moyenne s'établit à 190 euros, indique cette étude réalisée pour l'Office du tourisme de Paris. En tête de classement, Londres affiche une nuit à 262 euros en moyenne. |
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