Le budget 2008 dans une conjoncture difficile

le 25 septembre 2007 à 20h23 , mis à jour le 26 septembre 2007 à 12h39

Le gouvernement présente mercredi son projet de budget pour 2008, moins d'une semaine après les propos de François Fillon sur la "faillite" de l'Etat.

TF1/LCI : Eric Woerth, ministre du Budget et de la Fonction publique, sur LCI (4 septembre 2007) Eric Woerth, ministre du Budget et de la Fonction publique, sur LCI (4 septembre 2007) © TF1/LCI

A quoi ressemblera le projet de budget pour 2008, que le gouvernement doit présenter mercredi (à suivre en direct sur LCI.fr à partir de 16h30) ? Son profil permettra de mieux comprendre la statégie gouvernementale. Le Premier ministre François Fillon parlait d'une "faillite" de l'Etat. "Je suis à la tête d'un Etat qui n'a pas fait un budget à l'équilibre depuis 25 ans et qui est depuis 15 ans en déficit chronique", avait-il déclaré. Mais le ministre du Budget, Eric Woerth se veut rassurant. Sur Canal + mardi, il a assuré que la France se trouvait dans une situation sans précédent de maîtrise des dépenses publiques.

Alors que la loi de finances 2007 prévoyait un déficit budgétaire de 41,996 milliards d'euros, qui devrait être ramené finalement juste en dessous de 39 milliards, le projet 2008 inscrit un déficit de 41,7 milliards. Le nombre de postes de fonctionnaires qui ne seront pas remplacés en 2008 est lui en hausse : 22.900 contre 22.700 annoncés jusqu'à présent. Le projet de budget 2007 prévoyait déjà la suppression d'un peu plus de 15.000 postes équivalent temps plein.

Lors de la présentation du budget faite mardi aux députés UMP, le Premier ministre François Fillon a rappelé que les priorités du budget seraient l'enseignement supérieur, l'emploi et le pouvoir d'achat au travers du "paquet fiscal" voté cet été, et des "efforts ciblés" en faveur de la justice (budget en augmentation de 4,5% et 1.600 créations d'emplois) et de l'éducation (140 millions d'euros de moyens nouveaux pour les études dirigées dans les collèges). Ces priorités, en "nombre limité", seront financées par "la maîtrise des dépenses publiques", a-t-il assuré.

Le paquet fiscal

Le Premier ministre a assuré que les mesures du "paquet fiscal" allaient "profiter à toutes les tranches de revenus, qu'il s'agisse de l'exonération des heures supplémentaires, des intérêts d'emprunts immobiliers ou de la réduction des droits de succession". Il a donc "invité" les parlementaires à "contrer sans complexe les critiques de ceux qui prétendent que nous faisons des 'cadeaux' aux uns aux dépens des autres". Il a chiffré le coût de ces mesures à 9 milliards d'euros.

François Fillon a également évoqué la "stabilisation des moyens consacrés à la défense et à l'aide publique au développement". Il a également confirmé que l'hypothèse de croissance retenue par le gouvernement pour bâtir son budget était de 2,25%, qualifiée de "prudente". Selon une autre source parlementaire, le gouvernement a aussi confirmé sa prévision de déficits publics (Etat, Sécurité sociale et collectivités locales) à 2,3% en 2008, contre 2,4% cette année. Il table par ailleurs sur une inflation à 1,6%, contre 1,8% en 2007. Cette prévision commande sa marge de manoeuvre budgétaire. Le gouvernement s'est en effet engagé à "reconduire strictement ses dépenses en volume" en 2008, c'est-à-dire à ne pas les augmenter plus que l'inflation.

(D'après agence)

le 25 septembre 2007 à 20:23
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1 Commentaires

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  • Pierre GRAND, le 26/09/2007 à 10h11

    Aprés nous avoir servi un tableau noir histoire de museler par avance les ardeurs, ils présentent comme par hasard leur budget 2008! Quand la stratégie marketting est appliquée à la gestion d'un état... Et le licenciement, c'est la reconduite à la frontière ?

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