Dominique Strauss-Kahn © TF1-LCILes jeux sont faits ou presque. Alors que l'actuel directeur général du FMI démissionnaire doit quitter ses fonctions après l'assemblée générale de la fin octobre, Dominique Strauss-Kahn était auditionné ce jeudi par les 24 administrateurs de l'institution financière internationale, au siège de Washington. Lors de ce "grand oral", l'ancien ministre de l'Economie s'est engagé à occuper pendant toute la durée de son mandat de cinq ans la fonction de directeur général du Fonds au cas où il serait porté à sa direction, hypothéquant de ce fait grandement ses chances de participer à la présidentielle de 2012 comme candidat du PS.
Après avoir rencontré nombre de dirigeants, en particulier de pays en développement, et parcouru plus de 100.000 kilomètres, DSK s'est dit "frappé combien l'institution se trouvait à la croisée des chemins. Ce qui pourrait bien être en jeu aujourd'hui, c'est l'existence même du FMI en tant qu'institution majeure apportant la stabilité financière au monde".
Soutien de l'UE et des Etats-Unis
Le soutien sans ambiguïté de Washington devrait assurer l'élection du candidat français, puisqu'avec l'Union européenne, les Etats-Unis contrôlent la moitié des droits de vote au sein du Fonds monétaire international. Par comparaison, la Russie qui soutient l'autre personnalité en lice, le Tchèque Josef Tosovsky, ne possède que 2,70% des droits de vote. Et le gouvernement tchèque soutient pour sa part le candidat français...
Longtemps seul candidat, DSK a vu sucessivement monter la concurrence possible de Josef Tosovsky, et a aussi été chahuté fin août par le très sérieux quotidien économique britannique Financial Times. "Il est le mauvais candidat, choisi de la mauvaise façon", estimait le FT dans un éditorial intitulé "Not Strauss-Kahn", regrettant que les pays de l'Union européenne lui aient apporté leur soutien. Le soutien clair et net des Américains prend donc d'autant plus de poids...
D'après agence
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