© DRLe taux de chômage du mois de juillet va passer de 8 à 8,4%. Question de calcul. Pendant la campagne les chiffres fournis par l'Insee avaient été l'objet de vives contestations, y compris au sein de l'organisme de statistiques. Des experts de l'Inspection générale des finances et de l'Inspection générale des affaires sociales ont été chargés de rendre un peu de crédibilité à ces estimations. C'est chose faite.
Le rapport qu'ils remettront lundi à la ministre de l'Economie Christine Lagarde critiquent, selon Les Echos et Le Monde, la technique de calcul du gouvernement qui mélangent deux sources jugées très différentes et imprécises, les chiffres de l'ANPE et un sondage réalisé par l'Insee sur un échantillon de 75.000 personnes. Ils rappellent que l'ANPE est soumise à des contraintes telles que les demandes de radiation ou de contrôles plus sévères, ce qui peut influencer les données. Ils soupçonnent par ailleurs l'échantillon de l'Insee de conduire à une marge d'erreur de plus ou moins 140.000 personnes.
Les experts préconisent donc de corriger et de doubler l'échantillon, et jugent plus raisonnable d'opter pour une publication trimestrielle et non plus mensuelle des chiffres du chômage. Le nouveau mode de calcul devrait aboutir à une réévaluation du taux de 0,5 points. Il mettrait les statistiques françaises en phase avec celles de l'organisme européen Eurostat qui avait pris l'habitude de majorer les chiffres français de 0,4 à 0,5 points. Du côté du gouvernement, on se montre serein. Il se dit même qu'on s'y était préparé à une révision de 1% du chiffre officiel.
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