
La décision était attendue, mais son ampleur a surpris : la Réserve fédérale américaine a abaissé mardi d'un demi-point de pourcentage son principal taux directeur à 4,75%, et d'un demi-point également son taux d'escompte à 5,25%. Un demi-point qui fait une large différence, d'autant plus que la Fed a ouvert la porte à d'éventuelles nouvelles baisses de taux dans l'avenir, en déclarant que les turbulences observées sur les marchés ont "accru les incertitudes pesant sur les perspectives économiques".
Conséquence immédiate, la Bourse de New York, l'euro et les cours du pétrole ont bondi sitôt après la décision de la banque centrale américaine. La baisse des taux d'intérêt rendant les investissements en dollars moins avantageux (avec des taux en Europe à 4%, l'écart avec les taux américains est désormais bien moins important), cela a entraîné de nombreuses ventes de la part de détenteurs de dollars en quête d'un meilleur créneau.
Une décision attendue... et symbolique
Le billet vert a donc subi un brutal accès de faiblesse et par contrecoup, la monnaie européenne culmine désormais à près de 1,40 dollar. L'euro a atteint le record historique de 1,3988 dollar avant de se replier très légèrement ; de même, le baril de pétrole est monté à 82,38 dollars.
Si l'effet de la décision de la Fed est si marqué, c'est, tout d'abord, parce que la banque centrale américaine n'avait pas baissé son taux des "federal funds" depuis juin 2003. Celui-ci était resté inchangé depuis juin 2006 à 5,25%. La décision est donc hautement symbolique. De plus, les opérateurs avaient certes anticipé que la Fed baisserait ses taux pour limiter l'impact sur l'économie de la crise des prêts immobiliers à risques (subprime) et des récentes turbulences boursières. Et la hausse à Wall Street après l'annonce de la Fed a témoigné de leur soulagement. Mais un demi-point de pourcentage se situait tout de même dans le haut des attentes. D'où l'impact accru sur le dollar et sur l'euro.
D'après agence
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