François Fillon sur RTL (6 juin 2007) © TF1/LCILe Premier ministre a réaffirmé lundi que la situation des finances publiques était "critique" et "plus supportable". Le chef du gouvernement avait déclaré vendredi en Corse "être à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite". "On a 1150 milliards de déficit à la fin de 2006. C'est une situation qui n'est plus supportable", a-t-il expliqué aux micros de RTL.
Rappelant que la France n'a plus eu de budget en équilibre "depuis 1974", François Fillon a poursuivi : "N'importe quel chef d'entreprise, n'importe quel chef de famille, n'importe quel agriculteur comprend qu'on ne peut pas continuer à emprunter pour financer des dépenses de fonctionnement". "Nous sommes devant l'échec d'un système", a-t-il répété, en appelant les Français à "changer d'état d'esprit".
Soutiens de Balladur et Lagarde
Il a également profité de son passage à la radio pour répondre à l'opposition et à son prédécesseur Dominique de Villepin, qui l'accusent d'avoir creusé la dette avec un paquet fiscal de "15 milliards". "C'est une vraie erreur d'analyse", a-t-il contre-attaqué, contestant le chiffre avancé qu'il estime, lui, à 9 milliards. "On s'est toujours contenté de mettre des rustines sur le budget de l'Etat, et jamais des mesures structurelles qui permettent de redonner de la croissance".
Plusieurs personnalités ont apporté leur soutien au Premier ministre. "Il a raison de dire que la situation n'est plus supportable", a déclaré Edouard Balladur, lundi sur LCI. "Il faut impérativement remettre de l'ordre dans les finances publiques (...) Les mesures on les connaît. Ce qu'il faut maintenant, c'est de la volonté". Christine Lagarde, elle-même, reconnaît dans Les Echos que "la formule utilisée par le Premier ministre a le mérite d'avoir frappé les esprits". La ministre de l'Economie a insisté pour que "nous prenions conscience collectivement de la nécessité de relancer vigoureusement la croissance de notre économie."
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