Le jour du vote pour DSK

le 28 septembre 2007 à 09h37 , mis à jour le 28 septembre 2007 à 10h00

Dominique Strauss-Kahn a toutes les chances de prendre officiellement la tête du Fonds monétaire international ce vendredi. Le vote a lieu à Washington.

Dominique Strauss-KahnDominique Strauss-Kahn © Mousse/ABACAPRESS

Sauf coup de théâtre, Dominique Strauss-Kahn doit être nommé ce vendredi à la tête du Fonds monétaire international, où il succèdera à l'Espagnol Rodrigo Rato, démissionnaire. L'ancien ministre socialiste a choisi d'attendre, à Santiago du Chili, le verdict des 24 membres du conseil d'administration de l'institution financière, qui doivent se réunir dans la matinée à Washington.

"Le fait d'être ici avec vous au Chili, en Amérique latine, pour attendre peut-être cette nouvelle est pour moi plutôt un bon symbole que je voudrais vous faire partager", a-t-il déclaré devant les personnalités de la gauche latino-américaine. Jeudi, le Brésil et l'Argentine ont apporté officiellement leur soutien au candidat de l'Union européenne, qui s'efforce de ne pas apparaître comme "le candidat du Nord contre le Sud ou des riches contre les pauvres". 

La "tournée électorale" de DSK

Sur les rangs depuis début juillet, Dominique Strauss-Kahn, âgé de 58 ans, dispose d'une bonne longueur d'avance sur son challenger de dernière minute. Le Français est en compétition contre Josef Tosovsky, candidat tchèque soutenu par la Russie. Il a mis à profit les semaines précédant l'élection pour consolider sa candidature, notamment dans les pays en développement. Il a d'ores et déjà reçu les principaux soutiens. Par tradition, les Européens choisissent le directeur général du FMI, alors que les Américains désignent le président de la Banque mondiale, l'institution soeur, elle aussi née après guerre des accords de Bretton Woods. Mais le candidat européen a été aussi adoubé par les Etats-Unis. De plus, DSK a effectué cet été un quasi tour du monde à la rencontre de ses électeurs, qui représentent les 185 Etats membres.

Le rival de Dominique Strauss-Kahn, un banquier central de carrière, brièvement Premier ministre tchèque, qui fêtera vendredi son 57e anniversaire, bénéficie d'appuis plus ténus. Mais il s'est posé en défenseur des nations les moins puissantes. Or, après soixante ans d'existence, le FMI est aujourd'hui confronté à une crise de représentativité. Les pays émergents disputent notamment aux Etats-Unis et à l'Europe la prédominance traditionnelle qu'ils exercent sur les grandes orientations stratégiques et leur contrôle des instances de direction.

S'il est élu, le rival malheureux de Ségolène Royal aux primaires socialistes en France, s'est engagé - plus ou moins explicitement - à mettre entre parenthèses d'éventuelles ambitions pour la présidentielle française de 2012. L'Elysée a toutefois rappelé jeudi que "l'expérience politique nous conduit à dire qu'il ne faut jamais dire qu'on est confiant avant une élection".

D'après agence

le 28 septembre 2007 à 09:37
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