Christine Lagarde © TF1/LCIFoin du pessimisme des chiffres de l'OCDE. Mercredi matin, l'Organisation de coopération et de développement économiques abaissait nettement ses prévisions de croissance 2007 pour la France, à 1,8% contre 2,2%. En début d'après-midi, Christine Lagarde réagissait : selon la ministre de l'Economie, une telle révision n'est pas justifiée. En conséquence, pas question de revenir sur le chiffre de 2,25% sur lequel s'appuient les prévisions gouvernementales.
"Un certain nombre de clignotants de confiance sont allumés au vert, il n'y a pas de raison de redescendre au rouge sur un résultat moyen au deuxième trimestre", (+0,3% de croissance), a plaidé Christine Lagarde après la publication de la prévision de l'OCDE, rappelant que l'objectif gouvernemental a été établi dans une fourchette de 2 à 2,5%, avec un "point médian" de 2,25% qui a servi de base à l'élaboration du budget 2007.
"On attend un troisième et un quatrième trimestres forts"
Parmi les indicateurs jugés favorables, la ministre a cité le nombre "record" des créations d'entreprises en juillet. Elle a estimé par ailleurs : "On attend un troisième et un quatrième trimestres forts, tous les indicateurs nous le confirment, donc nous allons attendre un peu les résultats du troisième trimestre. On ne va pas, sur la base d'un seul trimestre, réviser notre prévisionnel maintenant".
Dans les prévisions annoncées mercredi matin pour l'OCDE, la France apparaît pourtant comme le pays qui enregistre la plus forte révision à la baisse de l'ensemble des pays du G7. Pour l'ensemble de la zone euro, le réajustement est moindre, et passe de 2,7% à 2,6%.
La croissance française souffre d'une "offre contrainte" qui expliquerait l'écart entre son taux de croissance et ceux de la zone euro et de l'Allemagne en particulier, a notamment analysé l'économiste en chef de l'OCDE Jean-Philippe Cotis. Selon lui, "quand le problème était de consommer, donc quand la demande globale en Europe était faible, la situation de la France était meilleure parce que les Français consomment bien". Le revers de la médaille : "la France c'est une demande soutenue mais une offre contrainte, donc en période de faible demande la croissance est plutôt meilleure. Au contraire quand la demande est forte, c'est notre appareil de production qui coince. La question en France est donc de desserrer la contrainte de l'offre".
D'après agence
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