Nicolas Sarkozy le 24 septembre 2007 © TF1/LCIPas de plan de rigueur à venir. Nicolas Sarkozy se veut formel. En marge de l'ouverture de la 62e Assemblée générale de l'ONU, à New York, le chef de l'Etat a dit qu'il n'y avait "pas de plan de rigueur" en préparation. "Je me suis engagé sur la maîtrise des dépenses publiques, je la mettrai en œuvre", a-t-il ajouté. "Le problème économique de la France est très simple", "il faut libérer les forces du travail, de l'innovation pour gagner de la croissance."
En disant "être à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite", le Premier ministre François Fillon pouvait laisser entrevoir un futur plan de rigueur. C'est du moins ce que le Parti socialiste affirmait, estimant qu'en parlant de "faillite de la France", le Premier ministre ne faisait que "préparer les esprits aux mesures de rigueur qui vont arriver". "Le plan de rigueur" est "inéluctable" compte tenu des cadeaux fiscaux et de la faiblesse de la croissance, a assuré François Hollande, après les propos de Nicolas Sarkozy mardi. "Il faut bien qu'on éponge ces dettes et ces déficits", a dit le Premier secrétaire du PS sur Europe 1.
Lundi déjà, le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, s'était voulu rassurant. "Il n'y a absolument aucun plan caché de rigueur. Il n'y a aucune stratégie de préparation des esprits à un tournant vers une cure d'austérité, il n'y a pas d'arrière-pensées", avait-il affirmé, à New York, où il accompagne le président pour la séance de l'ONU. "On ne choisira pas la voie de l'austérité mais celle des réformes. On va faire des réformes structurelles (...) C'est comme cela qu'on aura une réduction en profondeur des dépenses publiques", avait-il rassuré.
(D'après agence)
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