David Martinon, porte-parole de l'Elysée, le 23 août 2007 © TF1/LCI"La France n'ordonne rien du tout, la France est respectueuse de l'indépendance de la Banque centrale européenne, mais la France ne s'interdit pas de réfléchir et de débattre." David Martinon, porte-parole de l'Elysée, met les choses au point au lendemain de la vive polémique créée par les critiques de Nicolas Sarkozy contre les choix de la BCE lors de la crise financière.
En revanche, a-t-il précisé, dimanche sur Radio J, "il ne faut pas compter sur le président de la République pour ne plus dire ce qu'il pense notamment sur des questions aussi fondamentales que la politique monétaire (...) Il continuera à dire ce qu'il pense". En outre, "on ne peut pas à la fois constater la même semaine le niveau record de l'euro et la perte de compétitivité que cela veut dire et en même temps s'interdire de poser des questions". Quand aux relations avec Angela Merkel, David Martinon a aussi assuré que depuis l'élection de Nicolas Sarkozy "le couple franco-allemand" a été très efficace et a réglé nombre de problèmes, alors que la presse allemande fait état d'agacement face à l'activisme du chef de l'Etat.
A son tour, Bernard Kouchner , invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro dimanche, a expliqué le changement dans la politique de la France vis-à-vis de l'Europe, une "nouvelle diplomatie": "si nous ne sommes pas d'accord, maintenant nous le disons".
Sarkozy, seul face à la BCE
Le président s'est retrouvé bien isolé samedi en égratignant l'institut monétaire (lire notre article). Aussitôt ses propos rapportés dans Le Monde, ils ont suscité une levée de bouclier unanime. Autour de Jean-Claude Trichet, plusieurs ministres des Finances européens, tous réunis à Porto, ainsi que l'opposition en France, se sont indignés. Et Jean-Claude Trichet ne s'est pas privé de rappeler combien le chef de l'Etat français avait approuvé il y a quelques semaines la décision de la BCE de ne pas augmenter ses taux, "au point même de l'avoir attribuée à sa propre influence".
Le 6 septembre, Nicolas Sarkozy s'était réjoui de la décision prise le même jour par la BCE de renoncer à une hausse des taux compte tenu des turbulences financières, en estimant que "porter les débats" sur l'euro avait permis de "progresser un petit peu". Une manière de signifier que les critiques françaises régulières à l'encontre de la banque centrale avaient fini par porter leurs fruits.
| Otages des Farc : "si c'est utile", Sarkozy ira sur place |
Toujours sur Radio J, David Martinon, interrogé sur les otages de la guérilla colombienne des Farc, dont la franco-colombienne Ingrid Betancourt, a assuré que Nicolas Sarkozy était prêt à se rendre sur place "si c'est utile". Le porte-parole était questionné sur les propos du président vénézuélien Hugo Chavez affirmant samedi que Nicolas Sarkozy lui avait confié être prêt à se rendre avec lui en Colombie pour négocier la libération des otages. Sans confirmer ces propos - "je n'étais pas à cet entretien téléphonique" - David Martinon a souligné que les deux chefs d'Etat s'étaient parlé "à plusieurs reprises" et que Nicolas Sarkozy est "déterminé à tout faire" pour ces libérations. |
Retour MYTF1
Chargement en cours...




