Sarkozy - BCE : Martinon tente d'apaiser les esprits

Par D.H. (avec agence), le 16 septembre 2007 à 12h43 , mis à jour le 16 septembre 2007 à 19h14

Face au tollé provoqué par les critiques du président à l'égard de la BCE, le porte-parole de l'Elysée assure que la France "n'ordonne rien" à l'institut.

TF1/LCI - David Martinon, porte-parole de l'Elysée, le 23 août 2007David Martinon, porte-parole de l'Elysée, le 23 août 2007 © TF1/LCI

"La France n'ordonne rien du tout, la France est respectueuse de l'indépendance de la Banque centrale européenne, mais la France ne s'interdit pas de réfléchir et de débattre." David Martinon, porte-parole de l'Elysée, met les choses au point au lendemain de la vive polémique créée par les critiques de Nicolas Sarkozy contre les choix de la BCE lors de la crise financière.

En revanche, a-t-il précisé, dimanche sur Radio J, "il ne faut pas compter sur le président de la République pour ne plus dire ce qu'il pense notamment sur des questions aussi fondamentales que la politique monétaire (...) Il continuera à dire ce qu'il pense". En outre, "on ne peut pas à la fois constater la même semaine le niveau record de l'euro et la perte de compétitivité que cela veut dire et en même temps s'interdire de poser des questions". Quand aux relations avec Angela Merkel, David Martinon a aussi assuré que depuis l'élection de Nicolas Sarkozy "le couple franco-allemand" a été très efficace et a réglé nombre de problèmes, alors que la presse allemande fait état d'agacement face à l'activisme du chef de l'Etat.

A son tour, Bernard Kouchner , invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro dimanche, a expliqué le changement dans la politique de la France vis-à-vis de l'Europe, une "nouvelle diplomatie":  "si nous ne sommes pas d'accord, maintenant nous le disons".
 
Sarkozy, seul face à la BCE

Le président s'est retrouvé bien isolé samedi en égratignant l'institut monétaire (lire notre article). Aussitôt ses propos rapportés dans Le Monde, ils ont suscité une levée de bouclier unanime. Autour de Jean-Claude Trichet, plusieurs ministres des Finances européens, tous réunis à Porto, ainsi que l'opposition en France, se sont indignés. Et Jean-Claude Trichet ne s'est pas privé de rappeler combien le chef de l'Etat français avait approuvé il y a quelques semaines la décision de la BCE de ne pas augmenter ses taux, "au point même de l'avoir attribuée à sa propre influence".

Le 6 septembre, Nicolas Sarkozy s'était réjoui de la décision prise le même jour par la BCE de renoncer à une hausse des taux compte tenu des turbulences financières, en estimant que "porter les débats" sur l'euro avait permis de "progresser un petit peu". Une manière de signifier que les critiques françaises régulières à l'encontre de la banque centrale avaient fini par porter leurs fruits.

Otages des Farc : "si c'est utile", Sarkozy ira sur place

Toujours sur Radio J, David Martinon, interrogé sur les otages de la guérilla colombienne des Farc, dont la franco-colombienne Ingrid Betancourt, a assuré que Nicolas Sarkozy était prêt à se rendre sur place "si c'est utile". Le porte-parole était questionné sur les propos du président vénézuélien Hugo Chavez affirmant samedi que Nicolas Sarkozy lui avait confié être prêt à se rendre avec lui en Colombie pour négocier la libération des otages. Sans confirmer ces propos - "je n'étais pas à cet entretien téléphonique" - David Martinon a souligné que les deux chefs d'Etat s'étaient parlé "à plusieurs reprises" et que Nicolas Sarkozy est "déterminé à tout faire" pour ces libérations.

Par D.H. (avec agence) le 16 septembre 2007 à 12:43
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9 Commentaires

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  • Laeti, le 17/09/2007 à 11h33

    Notre président dérange tant mieux.

  • Tt, le 17/09/2007 à 00h16

    Et oui, Sarko ne s'est pas encore rendu compte que les medias des autres pays n'ont pas lavés les cerveaux de leurs citoyens comme les medias Francais l'ont fait. Le populisme de Mr S. n'a aucun effet à l'etranger et fait enormenent de tord à la France !! Va t'il enfin reflechir un peu avant de dire n'importe quoi comme à son habitude.

  • Yves shanghai, le 16/09/2007 à 17h56

    Remi portes les casseroles ! a ceux qui ont vote sans prendre la peine de comprendre; tant pis! a ceux qui ont compris tant mieux!et a ceux qui ont cru comprendre mais n'ont pas compris tant mieux aussi! desole pour l'ortographe!

  • Zen reztons zen!!!, le 16/09/2007 à 17h42

    Euh!!! désolée Catherine d Orleans non non ,il n'a pas tout le pays derriere lui!!!! parlez en votre nom uniquement svp!!!!

  • Pascal, le 16/09/2007 à 17h20

    Que de betises, ils font un concours au gouvernement ou quoi ? On s'avait que notre président etait nul en économie (ses bilans a Bercy en attestent) maintenant l'Europe le sait également. Bref rien de nouveau à part la confirmation que sego n'etait vraiment pas la plus nulle et que dire de Bayrou, les Français se sont vraiment fait avoir !!!!

  • Porte, le 16/09/2007 à 14h46

    Pas facile de réparer les grosses bourdes présidentielles.

  • Liliane, le 16/09/2007 à 13h56

    Si la presse allemande est aussi négative et critique que la grande majorité de la presse française, rien de bien étonnant......

  • Catherine, le 16/09/2007 à 13h38

    Mr Sarkozy n'est pas isolé... Il a tout le pays avec lui. Assez de ces bureaucrates européens qui n'ont aucun devoir de réussite et qui ne font que se faire de l'argent sur notre dos...

  • Rémy, le 16/09/2007 à 13h13

    Monsieur Sarkozy,comment parle beaucoup sans avoir de respect,il vit dans son monde en croyant que le monde entier sera a ses pieds,et le suivra dans ses objectifs,bientot il va retomber sur terre et perdre un peu de son orgueil

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