Christine Lagarde, le 11 septembre 2007 © TF1/LCIDepuis une semaine, c'est le casse-tête de Bercy. Incapable d'enrayer la flambée de l'or noir, qui ne devrait pas tarder à atteindre les 100 dollars le baril, et donc des prix des carburants, la ministre de l'Economie avait peu de solutions magiques. Christine Lagarde a donc décidé d'en appeler aux Français. Vendredi soir, sur RTL, elle leur a demandé de modifier leurs comportements en matière de consommation de carburants, notamment en prenant leur voiture uniquement quand cela est "vraiment utile".
Les Français "doivent se poser la question à chaque fois de savoir si vraiment il est utile d'utiliser son automobile, si vraiment il est utile de se déplacer", a-t-elle estimé, rappelant par ailleurs l'existence d'un site internet du ministère des Finances sur le prix des carburants dans 80% des stations-service dans toute la France. Sa "consultation permet de gagner 15 à 20%" sur un parcours, a-t-elle affirmé, ajoutant qu'il fallait "faire preuve d'intelligence". A noter que d'autres sites, parfois plus ergonomiques et complet, offrent le même service : lire notre article.
Les marins-pêcheurs bientôt reçus
La ministre a également souhaité vendredi que les pays producteurs de pétrole "réapprovisionnent" le marché pour lutter contre la "spéculation". "Je vais demander au directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie de les inciter à en faire un peu plus. Il faut évidemment qu'il y ait des matières disponibles pour mettre un terme à ces mouvements spéculatifs", a-t-elle déclaré. "Aujourd'hui, il n'y a pas de raison particulière d'avoir de telles hausses" des prix du pétrole, "et il y a clairement une partie spéculative qui explique cette hausse des cours", a-t-elle ajouté.
Interrogée sur la colère des marins-pêcheurs qui protestent contre la hausse du prix du gazole, Christine Lagarde a répondu qu'ils seraient "entendus et très certainement reçus" par le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Michel Barnier. Celui-ci a toutefois affirmé vendredi qu'il ne se rendrait pas lundi à Quimper, comme le demandaient les manifestants. La ministre s'est dite "sûre" que le gouvernement allait examiner "en fonction des quantités disponibles de fioul, de quelle manière on va pouvoir trouver des solutions avec eux".
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