© AFP/Pierre Andrieu"Il faut s'habituer, d'une certaine façon à avoir un pétrole cher". Invité mardi matin sur RTL, le ministre du Budget Eric Woerth a affirmé que le prix élevé du pétrole pouvait "jouer sur la croissance" française "à terme", mais a nuancé les effets de la flambée actuelle, en insistant sur le fait que le pétrole avait "relativement peu d'impact sur le budget", bien que le projet de loi de finances pour 2008 ait été construit sur l'hypothèse d'un pétrole à 73 dollars le baril, alors qu'il atteint aujourd'hui des sommets, à plus de 90 dollars.
"La France est relativement peu consommatrice de pétrole en tant qu'Etat", justifie-t-il. "Les recettes de l'Etat sont à peu près stabilisées parce qu'il y a une TVA" à 19,6% dont le produit "a tendance à augmenter et une TIPP qui a tendance à diminuer". Il n'y a donc "pas de raison" pour l'instant de modifier les prévisions du gouvernement, a-t-il estimé. Selon le ministre, le "troisième trimestre de cette année sera plutôt bon. Il n'y a donc pas de raison aujourd'hui d'aller en deçà des 2,25% qui sont dans le projet de budget 2008, parce que c'est un chiffre prudent", a-t-il ajouté.
"Troisième trimestre d'excellente qualité"
Eric Woerth a de nouveau rejeté l'idée d'un retour à la TIPP flottante en vigueur sous le gouvernement Jospin, qui a "coûté beaucoup d'argent" et "peu rapporté à l'automobiliste, de l'ordre de 2 à 3 centimes maximum par litre". La TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) repose sur les volumes et non sur les prix, a-t-il rappelé. Elle est de 0,59 euro par litre pour le super et de 0,42 euro par litre pour le gazole.
La première estimation de la croissance française pour le 3e trimestre doit être rendue publique par l'Insee le 14 novembre. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait dit lundi s'attendre à "un troisième trimestre d'excellente qualité".
D'après agence
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