© TF1-LCILe pétrole brut léger américain a brièvement gagné plus de quatre dollars mercredi pour atteindre le record de 100 dollars le baril, la baisse du dollar et des violences au Nigeria et en Algérie faisant flamber à nouveau les cours. Après l'avoir frôlé deux fois en novembre, "nous avons enfin touché cette barre des 100 dollars et nous allons y rester tant qu'il y aura un déséquilibre entre l'offre et la demande" de brut, a réagi Bart Melek, analyste de BMO Capital Markets.
Sur le New York Mercantile Exchange, le contrat sur le brut léger US livrable en février a fini à 99,62 dollars le baril, en hausse de 3,64 dollars, après avoir un instant touché les 100 dollars et affiché une hausse de 4,02 dollars. Le précédent record, à 99,29 dollars le baril, avait été atteint le 21 novembre 2007. "Les prix augmentent en raison de nouvelles violences au Nigeria, d'inquiétudes sur la stabilité du Pakistan, des prévisions pour les stocks pétroliers et de températures hivernales froides", a énuméré Phil Flynn, analyste d'Alaron Trading.
La Maison Blanche a fait savoir dans la foulée qu'elle n'ouvrirait pas la réserve d'urgence pour faire refluer les cours, tandis que l'Opep, par la voix de la Libye, se disait impuissante. "L'Opep ne peut pas faire grand chose. La plupart des pays membres produisent à (pleine) capacité. A court terme, les pays consommateurs devraient baisser leurs taxes", a suggéré le président de la National Oil Corporation libyenne, Choukri Ghanem. L'an dernier, les cours du brut américain ont augmenté de 58%, leur gain le plus important de cette décennie. Depuis 2000, les cours ont pratiquement triplé, en raison d'une forte demande en provenance de la Chine et d'autres pays développés, des niveaux très justes des stocks de brut et de la tension diplomatique dans plusieurs régions du monde.
(D'après agence)
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