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Les places boursières européennes ont toutes chuté lundi, dans la crainte d'une aggravation de la crise financière et d'une récession économique aux Etats-Unis. La Bourse de Paris a perdu 6,83% en fin de séance, sa plus forte chute en une seule séance depuis le 11-Septembre 2001, victime des craintes de récession aux Etats-Unis.
L'indice vedette Dax de la Bourse de Francfort a perdu de son côté 7,16%, ce qui est aussi sa plus forte baisse depuis le 11 septembre . Même cas de figure à la Bourse de Madrid qui a plongé fortement, l'indice Ibex-35 terminant sur un recul de 7,54%. Londres a chuté de 5,48%. Certains analystes relativisent pourtant ces chutes. Outre-Atlantique, la Bourse de Sao Paulo, la plus grande place financière d'Amérique latine, a perdu à son tour 6,6% lundi, suivant la tendance fortement baissière des grandes places boursières mondiales.
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| "Pas de krach historique" |
Valeurs bancaires en chute
A Paris, les valeurs bancaires ont tiré le Cac 40 vers le bas. Société Générale (-7,99% à 78,52 euros), BNP Paribas (-9,62% à 62,71 euros), Crédit Agricole (-9,02% à 18,45 euros) et Dexia (-8,06% à 13,91 euros) ont subi de nouvelles rumeurs sur des dépréciations d'actifs liés à la crise des +subprime+ (crédits immobiliers à risque).
Mais Alstom (-6,69% à 124,51 euros), Air Liquide (-7,76% à 87,94 euros), Sanofi-Aventis (-5,91% à 57,55 euros) et EDF (-6,29% à 71,74 euros) ont été aussi attaqués malgré leur statut "défensif".
Ouverture en berne
Francfort et Paris affichaient déjà les plus fortes baisses ce matin : à la Bourse de Paris, le CAC 40, qui avait perdu 5% la semaine dernière, chutait à l'ouverture de plus de 3%.
Auparavant, les places asiatiques avaient terminé sur des baisses encore plus fortes, de près de 4% à Tokyo et de plus de 5% à Hong Kong. Cette baisse généralisée traduit, selon les professionnels, la déception des investisseurs vis-à-vis du plan annoncé vendredi par le président américain George W. Bush pour soutenir l'économie face à la crise financière et immobilière et à la chute de confiance des consommateurs.
Contagion et fièvre
Certains analystes ont jugé le plan de relance de plus de 140 milliards de dollars présenté par le président américain trop imprécis alors que la crise menace en premier lieu le secteur financier. Le directeur général du Fonds monétaire internationale (FMI), Dominique Strauss-Kahn, en visite lundi à Paris lors de laquelle il a été reçu par Nicolas Sarkozy, a estimé que les Bourses n'avaient "pas apprécié, semble-t-il, le paquet proposé par le président Bush".
Une récession ne peut plus désormais être exclue aux Etats-Unis, a pour sa part estimé lundi soir à Bruxelles le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. Si c'était le cas, "elle ne restera pas sans conséquence sur la croissance en zone euro", a-t-il admis, évoquant une croissance inférieure à ce qui était anticipé à l'orgine en Europe.
L'hypothèse d'une contagion à l'Europe de la probable récession américaine gagne donc du terrain. Les investisseurs tablent de moins en moins sur un relèvement des taux par la Banque centrale européenne et certains anticipent au contraire une baisse. En conséquence, sur le marché des changes, l'euro reculait encore face au dollar lundi matin et repassait sous 1,50 dollar.
Signe de la nervosité des investisseurs, les volumes d'échanges étaient inhabituellement importants sur les marchés boursiers alors que les marchés financiers américains sont fermés ce lundi, jour férié aux Etats-Unis, ce qui entraîne d'ordinaire une accalmie sur les autres places.
(D'après agence)
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