Une pompe à essenceL'UFC Que Choisir accuse les distributeurs de carburant et de fioul "d'augmenter encore les marges" et de ne "pas respecter leurs engagements". L'association de consommateurs, dans un communiqué publié mercredi, exige donc "une baisse immédiate de 4 centimes".
Déjà, il y a 15 jours, l'association avait constaté que "les marges de distribution du carburant avaient augmenté de 2 centimes d'euros au litre en décembre" et relevait que "les distributeurs n'avaient pas tenu leur engagement, effectué le 10 novembre auprès de la ministre de l'Economie, de tenir leur marge". Christine Lagarde s'était émue de cette situation et avait demandé aux distributeurs de "justifier les chiffres". Or, s'indigne l'association de consommateurs, "depuis cette intervention de la ministre, nous constatons que les marges de distribution n'ont pas diminué mais, au contraire, qu'elles ont de nouveau augmenté de plus de deux centimes".
Une marge qui passe de 7 à 12 centimes sur l'essence
L'UFC cite les chiffres de l'Union française des industries pétrolières, selon lesquels la marge de distribution sur le gazole est passée "de 7 centimes en octobre, à 9,2 centimes en décembre et 11,8 centimes sur les relevés des 7 et 14 janvier 2008". Pour l'essence, la marge "est passée de 7 centimes en octobre à 8,8 centimes en décembre et 12,1 centimes pour les 7 et 14 janvier". Le fioul domestique est aussi touché par ces hausses avec "une marge de distribution sur ce produit passée de 8,9 centimes en octobre à 13,9 centimes sur les relevés des 7 et 14 janvier". Et pour l'association, "cette augmentation sur le fioul est d'autant plus inacceptable que, contrairement au carburant, la distribution de ce produit est peu concurrentielle".
Ces hausses, qui sont "historiquement très inhabituelles", viennent "s'ajouter à celles du prix du baril et des marges de raffinage qui sont bien plus rémunératrices", dénonce l'UFC. Outre sa demande de baisse immédiate, "devant la vacuité des accords entre le ministère et les pétroliers", l'UFC Que Choisir appelle à "mobiliser une mission d'évaluation et de contrôle de l'Assemblée nationale pour faire un bilan des engagements des groupes pétroliers et effectuer des propositions tant sur le prix, que sur l'investissement dans le raffinage et leur contribution à la réduction de la dépendance au pétrole".
D'après agence
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