Et si les Etats-Unis entraient en récession...

Par , le 16 janvier 2008 à 17h41 , mis à jour le 16 janvier 2008 à 18h49

Inflation record, chute des cours boursiers, pertes massives des banques... L'Amérique et toute la planète s'inquiètent pour la première économie mondiale.

L'économie américaine en difficultéL'économie américaine en difficulté © LCI / sxc.hu

"Clairement, les symptômes de la récession sont là". L'analyse dans le Wall Street Journal a le mérite d'être claire, elle ne vient pas de n'importe qui : Alan Greenspan, est l'ancien président de la Réserve fédérale américaine, devenu le pape de l'économie des Etats-Unis. Une autorité morale dont les déclarations sont scrutées par tout le petit monde de la finance internationale.
 
Greenspan a beau tempérer ses propos en affirmant que le scénario le plus probable est celui qui penche "légèrement" vers la récession. En reconnaissant que ses chances sont toujours proches de 50% et "sans doute plutôt un peu au-dessus qu'en dessous", il glace le sang des observateurs.
 
10 milliards de dollars de pertes
 
Il ne se passe un jour depuis le début de l'année 2008 sans qu'une mauvaise nouvelle nous vienne d'outre-Atlantique. Ce mercredi, les chiffres de l'inflation sont tombés. La hausse des prix a atteint en 2007 son niveau le plus élevé en 17 ans aux Etats-Unis, avec 4,1%, entraînée par la progression très forte des prix de l'énergie et de l'alimentation.
 
Ventes de Noël ternes, indice d'activité industriel en chute viennent compléter ce tableau. Pour les analystes, c'est l'éternelle crise des "subprimes", les crédits immobiliers accordés trop légèrement à des ménages modestes qui continue de plomber toute l'économie, par ricochet. L'exemple le plus édifiant est celui du géant de la banque Citigroup. Mardi, il a annoncé avoir perdu près de dix milliards de dollars. En un trimestre...
 
La banque a dû appeler à la rescousse des pays asiatiques qui lui ont prêté des fonds pour renflouer ses comptes. Mauvaise surprise : au-delà des fameuses "subprimes", ses crédits à la consommation commencent à lui coûter très cher. L'Amérique s'inquiète maintenant de ce que pourraient annoncer les autres banques et redoute de trouver d'autres cadavres dans leurs placards.
 
Entrée en force dans la campagne
 
Le gouvernement américain a en outre annoncé le plus mauvais chiffre pour les ventes de détail depuis six mois. Avec Wall Street, les Bourses asiatiques et européennes commencent à subir l'impact de ce marasme (Voir notre article). Dans ce contexte morose, l'économie a fait son grand retour dans la campagne présidentielle jusqu'ici dominée par les grands sujets diplomatiques ou encore l'écologie.
 
Lors de la dernière primaire, dans le Michigan, un sondage réalisé à la sortie des urnes a montré que l'économie, point fort de républicain Mitt Romney qui a remporté la primaire de son parti dans cette état était le dossier "le plus important" pour 58% des électeurs. Loin devant l'Irak, point fort de son adversaire John McCain...
 
Le Michigan est un état particulièrement sinistré économiquement mais cet amoncellement de mauvaises nouvelles pourrait replacer l'économie en plein cœur de la course à la Maison-Blanche alors qu'à l'étranger, tous les regards guettent le moindre toussotement de la première machine économique du monde.
 

Par Olivier Levard le 16 janvier 2008 à 17:41
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7 Commentaires

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  • Paolo, le 16/01/2008 à 21h09

    ..et bien la France suivra.

  • Candide niort, le 16/01/2008 à 21h02

    Les américains s'en foutent comme de l'an 40 le monde est à leurs pieds et ils "tapent" où ils veulent , leur inflation est exportée ,les risques sont supportés par d'autres nations et la planche à billets marche .....Nous ne pouvons plus exporter l'euro est si élevé que toutes nos entreprises sont gelées voire "vitrifiées sur place .On licencie ,on délocalise à tour de bras et les promesses des "gros" qui ont lancé des opa sur nos pauvres entreprises ne tiennt même pas leur parole -arcelormittal !-

  • Poe, le 16/01/2008 à 20h25

    On dit que l'amérique tousse l'europe s'enrhume. Voila pourquoi Mr Bush exhorte le monde a déclencher un nouveau conflit. Notre Président se met même de la partie. Une force navale dans le golfe quand notre flotte à toulon est à l'agonie par manque de budget et que notre seul porte avion est sur un quai pour un lifting. Mais peut Mr Zarkozi croit il que comme monsieur Bush il dispose de plusieurs flottes qui voguent dans le globe. Il est vrai qu'avec nos six sousmarins nucléaires comparé à la centaine que possédent les autres nous pouvons prétendre à être une force d'avant-garde. Monsieur Zarkozi prenait un peu le temps de lire notre histoire , louis XIV, napoléon et les pharaons c'est du passé. Revenez sur terre , un pays vous avez à gérér, multe promesses vous avez faites pendant votre campagne et il va falloir les tenir. Mais voyez vous si j'aurais un petit conseil à vous moi je suis un humble travailleur , mais moi à mon travail je ne mélange pas les affaires de cul et le travail , vous serez bien aviser d'en faire de même si vous voulez que l'éléctorat vous prenne au sérieux.

  • Seb, le 16/01/2008 à 19h43

    Recession? OK, mais a l?Americaine? c?est-a-dire avec un taux de croissance annuel entre 2.0% et 2.5%, soit l?objectif de croissance francaise en conjuncture favorable qui n?est jamais atteint.

  • Nouchka, le 16/01/2008 à 19h35

    Personne ne c'est déjà posé la question? Pourtant ça a un air de "revenez-y".

  • Laeti, le 16/01/2008 à 19h14

    Ah enfin un article..... Faut savoir aussi que maintenant la crise s'étend au secteur de l'automobile (afp), que la banque britannique Northern Rock a fait faillite et que l'etat veut la nationaliser pour un temps (source figaro). Ce n'est que le debut malheureusement

  • Denis, le 16/01/2008 à 19h03

    La capitalisme à ses limites... et nous y sommes !

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