Jacques Attali © LCILe rapport de la commission pour la libération de la croissance doit être remis par son président, Jacques Attali, le 23 janvierà Nicolas Sarkozy. Le Figaro assure en avoir pris connaissance et cite deux de ses mesures phares : la relance de l'immigration et la disparition progressive des départements.
La croissance, oui, mais à quel prix ?
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Publié le 12/10/2007
Le recours à l'immigration serait justifié par la nécessité de "faire face à un marché du travail en tension" et par le fait que "l'immigration, facteur de développement de la population, est en tant que telle une source de création de richesse, donc de croissance", écrit le quotidien. En clair, la Commission considère l''immigration comme une source de richesse et de croissance. Et en conséquence, la France doit "faciliter la délivrance de visas à l'étranger".
Cette proposition est un pavé dans la mare alors Nicolas Sarkozy confirmait mardi son intention de poursuivre sa politique d'immigration "choisie" en imposant des quotas. Elle n'est pourtant pas une surprise. Jacques Attalli a déjà estimé à plusieurs reprises que la France devait s'ouvrir aux travailleurs étrangers - y compris de Chine et d'Afrique - pour pouvoir financer ses retraites.
Le département, "dépassé" selon la commission
L'ancien sherpa de François Mitterrand préconiserait également de faire "progressivement disparaître" les départements. Les membres de la commission considèrent en effet que "cet échelon administratif, créé en 1790, est aujourd'hui dépassé", selon le quotidien. Ils proposent que les compétences exercées par les conseils généraux soient dévolues aux Régions et aux structures intercommunales.
Au-delà de ces deux thèmes emblématiques, le rapport Attali devrait compter "plus de trois cents propositions", selon le journal. La commission avait rendu ses premières propositions sur la distribution et l'immobilier à la mi-octobre. Le rapport d'étape établissait notamment un constat d'échec des lois Galland, Royer et Raffarin sur les prix, la création d'emplois et la protection du petit commerce, estimant qu'une "abrogation de ces lois serait positive pour la croissance".
Avec agence
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