Nicolas Sarkozy à Ryad le 13 janvier 2008 © TF1/LCI40 milliards d'euros. C'est une manne dont les exportations françaises, à la peine, auraient bien besoin. Il ne s'agit pourtant que d'un montant théorique car le président de la République n'a pas signé de contrats avec les Saoudiens mais de simples accords de coopération.
Ils n'ont pour l'instant valeur que de déclarations d'intention mais Nicolas Sarkozy a confiance. Il a affirmé ce lundi à Ryad que "de gros contrats (allaient) être signés par les entreprises françaises dans les semaines et les mois qui viennent" avec l'Arabie saoudite
Les quatre accords ont été signés au terme d'un entretien que Nicolas Sarkozy a eu dimanche avec le roi Abdallah d'Arabie, qui a offert un dîner en l'honneur du président durant sa visite dans cette riche monarchie pétrolière du Golfe, la première depuis son accession au pouvoir en mai.
Du pétrole et des cours
Les deux délégations ont signé un accord sur la coopération dans les secteurs du pétrole, du gaz et des ressources minières et deux autres accords sur la formation universitaire en France (où le nombre des boursiers saoudiens est en augmentation) d'une part et le développement de la formation professionnelle en France de l'autre.
Une série de projets de contrats dans des domaines comme le transport terrestre, l'aviation civile, l'eau et l'électricité, la sécurité intérieure et l'armement, "le tout représentant un potentiel de près de 40 milliards d'euros" ont aussi été évoqués. A lui seul, "le transport terrestre représente un potentiel de 10 milliards d'euros avec notamment un projet de TGV entre La Mecque et Médine (deux lieux saints de l'islam), une ligne ferroviaire entre Ryad et Djeddah (sur la mer Rouge) et un projet de métro et de tramway dans la capitale saoudienne", a-t-on précisé à l'Elysée.
Pétrole trop cher
Dans le domaine de l'armement, sept projets, estimés à 12 milliards d'euros, portent notamment sur la possibilité pour la France de vendre à l'Arabie des hélicoptères, des avions ravitailleurs, des frégates et des sous-marins. Nicolas Sarkozy a aussi proposé l'Arabie Saoudite qu'une équipe du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) vienne à Ryad dans les prochaines semaines pour travailler sur la question du nucléaire civil.
A défaut d'annoncer des exportations fermes, Nicolas Sarkozy s'est inquiété devant des chefs d'entreprises français et saoudiens à Ryad du coût des importations de pétrole : "Quand le prix du pétrole triple en quatre ans pour atteindre 100 dollars (le baril) récemment, je m'inquiète de la brutalité de ces hausses qui affectent directement la croissance et le pouvoir d'achat, non seulement en France et en Europe, mais plus encore dans de nombreux pays pauvres dépourvus de pétrole"
Pas sûr que l'Arabie Saoudite, qui tire profit du pétrole cher, ait une oreille pour ces déclarations. Pour rééquilibrer sa balance extérieure, ne reste donc au président Français qu'à croire et pousser ces promesses de contrats. Au risque de faire chou blanc au pays de l'or noir.
| Nuclaire : un trio pour vendre des réacteurs EPR aux Emirats | ||
Total, Suez et Areva ont conclu ce week-end un accord pour proposer deux réacteurs nucléaires de troisième génération EPR aux Emirats arabes unis, ont annoncé lundi les groupes énergétiques français dans un communiqué commun. Ces groupes vont proposer aux Emirats "un projet de centrale électrique nucléaire sur leur territoire" avec "la fourniture de deux EPR de 1.600 mégawatts (chacun) ainsi que les produits et services du cycle du combustible", précisent-ils. |
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