
Tantôt souriant, tantôt remonté, lorsqu'il évoquait le temps de travail, le président de la République a voulu démontrer que le début d'application de son programme économique était un succès lors de son déplacement dans l'Yonne sur le thème de la croissance, où il répondait à des chefs d'entreprise.
"Les heures supplémentaires, ça marche. Ça marche même mieux que je l'imaginais", a affirmé Nicolas Sarkozy au sujet de la mesure emblématique pour les entreprises de son début de mandat. Il a même évoqué un "résultat spectaculaire".
"Au mois de novembre, il y a eu 50% des entreprises de plus de dix salariés qui ont utilisé la disposition en faveur des heures supplémentaires", a-t-il ajouté. "Au mois d'octobre, elles étaient 40%". Nicolas Sarkozy pense qu'à terme "deux tiers des entreprises françaises vont utiliser le dispositif des heures supplémentaires".
"5 milliards d'euros de pouvoir d'achat en plus"
Le chef de l'Etat considère que cette mesure profite aux entreprises comme aux salariés. "Il y a cinq millions de salariés français qui utilisent les heures supplémentaires : c'est 5 milliards d'euros de pouvoir d'achat en plus". Et de retourner son slogan de campagne : "Pour gagner plus il faut travailler plus".
"On va aller plus loin en permettant la monétisation des RTT et en libérant les contingents d'heures supplémentaires", a promis Nicolas Sarkozy qui souhaite une loi "avant le printemps" et souhaite aussi "doubler ou tripler la réserve de participation" pour les salariés. Le président Nicolas Sarkozy a proposé à ce sujet de réduire de moitié l'impôt sur les bénéfices dans les entreprises de moins de 50 salariés qui mettront en place un dispositif de participation. Il a aussi annoncé la suppression de l'imposition forfaitaire annuelle (IFA) "en 2009"
"Je ne m'énerve pas !"
Très remonté, le chef de l'Etat a lancé une nouvelle saillie contre les 35 heures, "catastrophiques" : "la meilleure preuve c'est que depuis les 35 heures, il n'y pas eu d'augmentation de salaire". Nicolas Sarkozy considère "qu'elles n'ont pas créé d'emploi". "Faire une loi pour empêcher les gens de travailler, il fallait quand même l'inventer ! Mais je ne m'énerve pas ! ", a-t-il conclu en souriant.
Le président de la République a aussi milité pour l'ouverture des magasins le dimanche "sur la base du volontariat" des salariés. "Une autre capitale où les commerces sont fermés le dimanche : ça n'existe pas".
Croissance : "la France tient mieux que les autres" |
Nicolas Sarkozy a minimisé vendredi les critiques sur la faiblesse de la croissance française, affirmant que "la France tient mieux que les autres". "On n'est pas dans une récession, (...) on est dans une croissance autour de 2%, nous avons des chiffres d'emploi qui sont excellents et un taux de chômage qui n'a jamais été aussi bas", a-t-il affirmé en marge d'une allocution à la mairie de cette sous-préfecture de l'Yonne. |
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