La bourse de Paris © TF1-LCI La bourse de ParisLe Cac 40 poursuit sa chute. Mécontent de la décision de la Banque centrale européenne de figer ses taux (BCE), l'indice parisien vedette a lâché 92,63 points à 4.723,80 points, dans un volume d'échanges de 7,296 milliards d'euros, faisant plus qu'effacer son modeste rebond de la veille.
Londres a abandonné 2,58%, Francfort 1,66% et l'Eurostoxx 50 1,53%. La place parisienne a cédé du terrain dès l'ouverture, dans le sillage de la baisse de Wall Street et des mauvais résultats de l'équipementier américain Cisco, avant de creuser nettement ses pertes lorsque la BCE a décidé de maintenir ses taux d'intérêt à 4%.
Changement de ton timide
"Ce qui a déplu, c'est que la BCE n'a pas baissé ses taux, alors que les signes de ralentissement de la croissance se multiplient, aux Etats-Unis mais aussi en zone euro", a expliqué un vendeur d'actions d'une grande banque européenne. Même le changement de ton du président de l'institut, Jean-Claude Trichet, qui s'est inquiété des incertitudes "inhabituellement élevées" pesant sur la croissance, n'a pas ravivé les espoirs d'assouplissement monétaire à brève échéance
France Telecom (+3,63% à 23,42 euros) a caracolé en tête des valeurs vedettes, profitant de l'attribution par la Ligue de football professionnel des droits télévisés de la Ligue 1 à sa filiale Orange, qui se dote ainsi d'un "outil commercial fort", selon le Crédit Mutuel-CIC. Vivendi (-0,38% à 26,55 euros) a moins profité des "lots" de droits attribués à Canal+, bien que l'accord soit jugé "positif" par les analystes d'Oddo Securities, avec "une facture limitée".
Société Générale (-1,52% à 80,51 euros) a reculé à l'unisson du marché, alors que l'Autorité des marchés financiers a indiqué qu'elle examinerait "dans les jours qui viennent" le prospectus d'information sur l'augmentation de capital de la banque.
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