
Le seuil symbolique est une nouvelle fois franchi. Et dans la foulée, le prix du baril de pétrole a atteint son record absolu. Il est monté à 100,10 dollars mardi à New York, à la faveur de craintes de diminution de l'offre de brut. Avant de se replier légèrement et de clôturer à 100,01 dollars, juste au-dessus de la barre fatidique - ce qui était en soi, là encore, une première.
Cette nouvelle flambée des cours de l'or noir est due à une possible baisse du niveau de production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) lors de sa prochaine réunion le 5 mars à Vienne, selon Mike Fitzpatrick, analyste chez MF Global. Or, l'Opep représente à elle seule environ 40% de l'offre mondiale de pétrole. D'où l'impact redouté d'une telle décision...
Pourquoi ce rebond après le repli de janvier
Le baril de pétrole avait déjà franchi le seuil des 100 dollars pour la première fois le 2 janvier, avant de monter jusqu'à 100,09 dollars le lendemain. Depuis cette date, les cours avaient néanmoins amorcé un fort mouvement de repli sous l'effet d'une conjonction de facteurs, dont une possible entrée en récession de l'économie américaine, première consommatrice d'énergie mondiale. Un coup de froid à la croissance économique américaine serait préjudiciable à la demande en hydrocarbures, soulignaient alors les analystes.
Mais le bras de fer entre le Venezuela et le géant pétrolier américain ExxonMobil a balayé ces inquiétudes, notamment après que Caracas eut menacé d'interrompre ses livraisons de brut aux Etats-Unis. Et désormais, le prix du pétrole atteint de nouveau des sommets...
D'après agence
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