Avec 150.000 euros, t'as plus grand chose

le 19 mars 2008 à 15h51 , mis à jour le 19 mars 2008 à 16h17

Les chiffres de l'Immobilier des Notaires montrent qu'un même budget peut représenter des logements considérablement différents, hausse des prix oblige. Depuis l'an 2000, les prix de l'immobilier ont augmenté d'environ 100%.

Immobilier location vente logement immeubleImage d'archives © LCI

En 1997, avec 150.000 euros, vous pouviez vous acheter un appartement de trois pièces à Saint-Germain en-Laye, cossue banlieue de la région parisienne. Mais aussi une maison de cinq pièces, à Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis. Dix ans plus tard, avec la même somme, vous avez le choix entre un appartement deux-pièces à Rambouillet ou une maison de deux pièces à Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines.
 
Voilà ce que révèlent les chiffres du numéro de mars de L'immobilier des Notaires de Paris-Ile-de-France. Le constat : un même budget peut représenter des biens immobiliers considérablement différents en raison de la hausse des prix. Depuis l'an 2000, les prix de l'immobilier ont augmenté d'environ 100%. Et malgré un ralentissement de la hausse, les prix ont encore augmenté de 10% en 2007 dans Paris intra-muros. Selon la même publication, un budget de 250.000 euros permettait l'achat de cinq pièces dans le 13e arrondissement de Paris en 1997, et de seulement deux pièces dans le 15e arrondissement en 2007.
 
Les budgets plus conséquents marquent la même différence. Pour 350.000 euros, en 1997, on pouvait acheter un appartement de quatre pièces à Neuilly (Hauts-de-Seine) et, dix ans plus tard, une maison de 5 pièces à Cormeilles-en-Parisis (Val d'Oise).
 
Pour les plus aisés, un budget de 750.000 euros permettait d'acquérir en 2007 une maison de six pièces à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). Il ne fallait débourser que 350.000 euros pour le même bien 10 ans plus tôt. Ces chiffres sont des montants médians par taille de bien, par commune ou arrondissement. Les types de biens sélectionnés rassemblent un minimum de 50 transactions par unité géographique.
 

(D'après agence)

le 19 mars 2008 à 15:51
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

7 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Bernard, le 19/03/2008 à 19h11

    C'est faux, pour 150 000 euros, soit 225 000 dollars, on peut actuellement profiter de superbes promotions outre-atlantique :-)

  • Patu, le 19/03/2008 à 17h59

    Oui, bientôt 1 Francs = 1 euro, c'est super!! la maison à 1.200.000 euros (au lieu de 1.200.000 Francs soit 180.000 euros environ). Par contre les salaires c'est pas la même logique... 15.000 Francs d'avant c'est 2000 euros d'aujourd'hui, et oui ils sont même moins élevés qu'avant...), c'est bizarre ça...

  • David, le 19/03/2008 à 16h54

    Et tout le monde s'étonne de la baisse du pouvoir d'achat? Aujourd'hui pour 150 000 euros vous avez une ruine. Les raisons? la spéculation, la défiscalisation (vous payez une fortune un F2 sous prétexte que vous le financez avec vos impôts), l'appat du gain de certaines professions et la dérèglementation des frais d'agence (dans ce domaine également la libéralisation et la concurrence ont eu l'effet inverse à celui annoncé à savoir la baisse des prix). Compte tenu de la hausse des prix du neuf, les loyers ont logiquement augmenté. Le travail d'un responsable est d'anticiper et non de gérer au jour le jour alors qu'attendent non chers hommes politiques pour remettre de l'ordre dans cette jungle et laisser un chance au français moyen de pouvoir encore acheter voir peut être simplement( de louer dans les années à venir? Peut être y ont-ils des intérêts personnels!!!!! Merci de me publier

  • Lucie, le 19/03/2008 à 16h52

    La France ne se limite pas à la région parisienne !! On a le même problème en province...

  • Thierry, le 19/03/2008 à 16h28

    Celà risque d'être atténué du coté de nos gouvernants comme cela le fut pour la hausse des prix. Mais eux non pas les mêmes loyers à payer ou les mêmes prix d'achat de leurs biens immobiliers.

  • Robert, le 19/03/2008 à 16h24

    Il n'y a qu'une seule et unique solution pour résoudre ce problème : Etablir le prix de la revente d'un bien immobilier en prenant le prix d'achat auquel on aura rajouté l'ensemble des factures des rénovations effectuées. C'est le seul moyen honnête de relancer l'économie française. Mais arrêtons de faire établir le prix de la revente par le propriétaire lui-même, car nous nous "auto-tuons" nous-mêmes.

  • Lucien, le 19/03/2008 à 16h22

    C'est pas grave, puisque dans le même temps les salaires ont également augmenté de 100%. :)

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience